« Marhaba », lance-t-il à des fans de 7 à 60 ans complètement déchaînés. Accompagné de ses quatre musiciens, James Blunt change de guitare à la fin de chaque morceau. Ambiance bon enfant sur scène, il passe des cordes au clavier avec une énergie intacte, jouant même debout, porté par des applaudissements ininterrompus. Enlevant sa veste, il annonce à ses fans qui continuent de hurler qu'il va chanter « a quite song : I Really Want You », mais, incident technique, son micro ne fonctionne plus. Sans se démonter, il répète sa requête trois fois, avant que les techniciens ne parviennent à régler le problème et la foule à se calmer un peu.
« Kifkon ? » poursuit James Blunt. Les 7 000 personnes sont en délire, étouffant parfois la voix du chanteur quand elle tente de se faire douce. L'énergie est communicative. Dans un tempo plus rythmé, l'artiste se met à sauter, se déplace sur scène, communique avec le public, l'interpelle, le remercie. Au moment où il entonne les premières notes de Good Bye My Lover, une fan hystérique essaie même de monter sur scène, arrêtée immédiatement par un agent de sécurité.
Le concert se poursuit sur Cause I Love You ; les jeunes grimpent sur les chaises, applaudissent, chantent, crient... James Blunt lance alors un « cause I love Beirut », quitte la scène et fonce droit vers le public en parcourant la salle à pas de course et saluant sur son passage une foule enflammée. Retour au calme après cet intermède inattendu et très « physique ». La musique se fait plus mélodieuse. Blunt redevient un instant un chanteur mélancolique. Ses ballades douces sont accompagnées des lueurs de briquet et de téléphone portable.
De You're Beautiful à Carry You Home, en partageant tous les succès qui ont fait sa notoriété en quelques années, la star internationale a offert une heure et demie de pur bonheur au public libanais. Avec sa performance « live », il a affirmé que sa réputation sur scène n'était plus à faire et que la réputation internationale de la meilleure audience libanaise n'était plus à prouver...
K. J.

