Dans son mot d'ouverture, M. Joreige a indiqué que le forum donnera aux avocats libanais l'occasion d'évoquer avec leurs confrères français les perspectives d'une collaboration accrue, avant d'annoncer la création d'un « Institut de formation des avocats » qui assurera une formation aux stagiaires et une formation facultative continue à tous les avocats.
M. Najjar a estimé que le sujet, traité deux jours durant, permettra le développement d'une justice alternative qui manque encore au Liban. « L'irruption de la médiation dans notre paysage judiciaire et juridique devrait être au cœur d'une promotion des dispositions du code de procédure civile au rang des directives fondamentales du procès. Les quatre ou cinq dispositions qui régissent cette matière dans le nouveau code de procédure civile devraient avoir l'amplitude et la vocation pour faire en sorte que le Liban profite de l'expérience française en matière de médiation judiciaire », a-t-il déclaré.
M. Najjar a ajouté : « L'ouverture sur la culture et sur le droit français est pour nous un gage de liberté. Une liberté de s'exprimer, de penser, de critiquer, de moduler notre espace intellectuel, afin de rester sensible à tout ce qui peut encore évoluer et moderniser notre droit. D'une effectivité problématique, ce droit n'est qu'une manière de dire notre anxiété de rester à l'écoute d'un monde qui cherche à s'organiser en toute liberté face aux délires de la désorganisation qui guettent notre société. »
Prenant à son tour la parole, Mlle Cécile Abadie, chef de section à la Délégation de la Commission européenne au Liban, a souligné le soutien apporté par l'UE au système judiciaire libanais. « L'UE souhaite voir dans le Liban un partenaire stable, établi dans la paix, l'État de droit et la démocratie », a-t-elle indiqué.

