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Économie - Crise Financière

L’état de santé des banques inquiète les marchés mondiaux

Le discours anticrise de Barack Obama et les propos du président de la Réserve fédérale Ben Bernanke excluant toute nationalisation bancaire n'auront donné qu'un bref répit aux marchés : les places boursières reculaient à nouveau hier, toujours inquiètes de la santé du système bancaire.

Les marchés européens avaient pourtant réagi positivement en début de séance aux propos mardi soir de Ben Bernanke voyant « une perspective raisonnable que la récession s'achève en 2009 » et écartant une nationalisation pure et simple des banques.
Le ministre britannique des Finances Alistair Darling est allé dans le même sens jugeant « qu'il serait contre-productif de procéder à des nationalisations à 100 % ». Il a promis des annonces « dans les jours qui viennent » sur son plan d'assurance des actifs toxiques.
Mais, de fait, « rien n'a vraiment changé fondamentalement pour le secteur financier », a estimé Patrick O'Hare, du site d'analyse Briefing.com. « Il est toujours plombé par des actifs toxiques et l'absence d'un plan concret et crédible pour retirer ces actifs » des comptes, a-t-il ajouté.
L'assureur américain AIG, de nouveau exsangue financièrement, est ainsi acculé à devoir céder ses actifs les plus précieux, rapporte le New York Times, citant la filiale d'assurance-vie Alico, pour laquelle le concurrent MetLife a proposé 11 milliards de dollars.
En outre, il n'y a pas de signe d'amélioration pour l'économie américaine : les ventes de logements anciens aux États-Unis sont ainsi reparties à la baisse en janvier, reculant de 5,3 % par rapport à décembre.
Pour essayer de relancer ce marché immobilier, le département au Trésor va faire bénéficier les acquéreurs d'un premier logement d'un crédit d'impôt de 8 000 dollars.
Dans son premier discours solennel devant le Congrès mardi soir, Barack Obama s'est aussi engagé à veiller à ce que les grandes banques aient assez d'argent frais pour prêter aux consommateurs et aux petites entreprises.
Il a insisté sur le fait que le pays ne pouvait « abandonner » les constructeurs automobiles en difficulté et a fait part de son intention de diviser par deux le déficit américain d'ici à 2013.
En Europe, les perspectives n'étaient guère plus réjouissantes : le PIB britannique s'est contracté de 1,5 % au quatrième trimestre 2008 et sa contraction au troisième trimestre a été révisée à -0,7 %, au lieu de -0,6 %.
Le PIB allemand a reculé de 2,1 % au quatrième trimestre par rapport au troisième.
En France, le nombre de demandeurs d'emploi a enregistré une hausse record en janvier, progressant de 90 200 par rapport à décembre (+4,3 %) pour s'établir à 2,204 millions.
En Italie, les banques vont pouvoir bénéficier de fonds publics en échange de l'augmentation des prêts aux entreprises. Au total, le Trésor italien pourrait injecter des fonds pour un montant de 12 milliards d'euros.
Enfin, la situation financière de plusieurs pays d'Europe de l'Est reste très tendue.
L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a abaissé les notes souveraines de l'Ukraine en raison de « risques » pesant sur la mise en œuvre du programme de soutien promis par le Fonds monétaire international.
« La gravité de la crise économique en Europe de l'Est menace près de deux décennies de réformes économiques », a averti de son côté la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), qui a essuyé une perte nette en 2008, sa première depuis 10 ans.
Malgré cette perte, la BERD, qui intervient dans une trentaine de pays, a confirmé sa volonté d'augmenter ses investissements de 20 % cette année, pour les porter autour de 7 milliards d'euros.
Les marchés européens avaient pourtant réagi positivement en début de séance aux propos mardi soir de Ben Bernanke voyant « une perspective raisonnable que la récession s'achève en 2009 » et écartant une nationalisation pure et simple des banques.Le ministre britannique des Finances Alistair Darling est allé dans le même sens jugeant « qu'il serait contre-productif de procéder à des nationalisations à 100 % ». Il a promis des annonces « dans les jours qui viennent » sur son plan d'assurance des actifs toxiques.Mais, de fait, « rien n'a vraiment changé fondamentalement pour le secteur financier », a estimé Patrick O'Hare, du site d'analyse...
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