Moscou tient au lancement de la centrale de Bouchehr dans les délais prévus
La Russie tient au lancement dans les délais prévus de la centrale nucléaire de Bouchehr, en Iran, où le chef de l'Agence fédérale de l'énergie atomique Sergueï Kirienko doit se rendre en visite le 25 février. La livraison de combustible nucléaire en 2008 est « une confirmation que les intentions de la Russie sont sérieuses et inchangées », a déclaré hier le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Borodavkine, en visite à Téhéran, à l'agence RIA Novosti. Sergueï Kirienko avait estimé début février que le lancement de Bouchehr devait avoir lieu d'ici à la fin de l'année.
L'achèvement de Bouchehr - un projet que la Russie a repris à l'allemand Siemens en 1994 - a été retardé à de multiples reprises sur fond de tensions autour du programme nucléaire iranien, les Occidentaux craignant qu'il ne dissimule un projet militaire.
Téhéran dément être à court de « yellow cake »
Les capacités des mines d'uranium d'Iran suffisent à son programme nucléaire, et la République islamique ne rencontre pas de problème d'approvisionnement, a déclaré jeudi l'ambassadeur iranien auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Plusieurs analystes occidentaux ont estimé dernièrement que l'Iran arrivait à bout de ses réserves de « yellow cake », forme quasi brute du minerai d'uranium à la base du processus de traitement et d'enrichissement de la matière radioactive. Ils estiment que ce fait, s'il était avéré, constituerait un obstacle pour un programme de combustible nucléaire à des fins civiles (production d'électricité), mais pas pour un programme nucléaire militaire (fabrication de l'arme atomique). « Nos mines fonctionnent et nous serons capables aussi de produire notre propre "yellow cake" », a affirmé jeudi soir Ali Ashgar Soltanieh.
La République islamique possède suffisamment d'uranium pour fabriquer une bombe
Des experts ont déclaré au New York Times hier que l'Iran n'a pas révélé la quantité d'uranium exacte qu'elle a enrichie. Selon ces sources, Téhéran posséderait plus d'une tonne d'uranium, ce qui serait suffisant pour la production d'une bombe atomique. Parallèlement, le directeur général de l'AIEA, Mohammad el-Baradei, a estimé que l'option militaire pour mettre fin aux ambitions nucléaires de l'Iran était écartée depuis l'arrivée au pouvoir du président américain Barack Obama. Le directeur général de l'AIEA a réaffirmé que, selon lui, la résolution du dossier nucléaire iranien était politique et pas technique. Il s'est de nouveau dit « très heureux » que Barack Obama ait décidé d'engager avec l'Iran un dialogue direct sans conditions préalables. Selon lui, il faut construire des relations de confiance entre l'Iran et la communauté internationale.
La Russie tient au lancement dans les délais prévus de la centrale nucléaire de Bouchehr, en Iran, où le chef de l'Agence fédérale de l'énergie atomique Sergueï Kirienko doit se rendre en visite le 25 février. La livraison de combustible nucléaire en 2008 est « une confirmation que les intentions de la Russie sont sérieuses et inchangées », a déclaré hier le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Borodavkine, en visite à Téhéran, à l'agence RIA Novosti. Sergueï Kirienko avait estimé début février que le lancement de Bouchehr devait avoir lieu...


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