La tension monte en Europe autour des aides à l’automobile
OLJ /
le 21 février 2009 à 00h13
Après les aides aux banques, un bras de fer s'amorce en Europe sur celles au secteur automobile en crise : la Commission européenne, qui craint un regain des protectionnismes nationaux, demande des comptes à la France, l'Espagne et maintenant l'Italie. La Commission a dit hier avoir « quelques soucis » avec l'aide au secteur automobile envisagée par l'Italie, qui pourrait être « discriminatoire » et poser « un problème vis-à-vis des règles sur la libre circulation des biens » dans l'UE, selon un porte-parole. Rome, sommé par écrit de s'expliquer, a cinq jours ouvrables pour fournir « des détails précis ». Le ministre des Affaires européennes, Andrea Romchi, a immédiatement répondu que le plan n'était « absolument pas discriminatoire ». D'autres pays sont déjà dans le collimateur. Bruxelles passe le plan français au crible et attend des explications sur des mesures en Espagne d'ici à mardi. Paris doit notamment se justifier sur l'obligation faite aux bénéficiaires d'aides de ne pas fermer d'usine en France. La commissaire européenne à la Concurrence Neelie Kroes est montée au créneau cette semaine contre les pays qui cherchent à « voler les emplois de leurs voisins ». Plusieurs pays souhaitent davantage de souplesse envers l'industrie automobile, un des premiers employeurs du continent. Bruxelles se concentre jusqu'ici sur les aides pour les technologies vertes dans les transports et a publié de vagues lignes directrices sur les primes à la casse.
Après les aides aux banques, un bras de fer s'amorce en Europe sur celles au secteur automobile en crise : la Commission européenne, qui craint un regain des protectionnismes nationaux, demande des comptes à la France, l'Espagne et maintenant l'Italie.La Commission a dit hier avoir « quelques soucis » avec l'aide au secteur automobile envisagée par l'Italie, qui pourrait être « discriminatoire » et poser « un problème vis-à-vis des règles sur la libre circulation des biens » dans l'UE, selon un porte-parole.Rome, sommé par écrit de s'expliquer, a cinq jours ouvrables pour fournir « des détails précis ». Le ministre des Affaires européennes, Andrea Romchi, a...
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