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Liban - Budget

Vers un accommodement Berry-Siniora au sujet du Conseil du Sud

La bataille d'influence entre Fouad Siniora et Nabih Berry au sujet du Conseil du Sud est en voie de règlement, a annoncé le ministre des Finances, ce qui pourrait permettre au Conseil des ministres d'approuver ce soir la loi des finances 2009.
À la veille de la réunion du Conseil des ministres qui doit poursuivre et approuver le projet de budget 2009, le ministre des Finances, Mohammad Chatah, a annoncé que l'obstacle du budget du Conseil du Sud, qui empêchait le gouvernement d'avancer dans l'examen de la loi des finances, est sur le point d'être levé. M. Chatah a précisé que le Conseil des ministres, autorité de tutelle du Conseil du Sud, va prendre connaissance des projets de développement prévus par cet organisme et juger de leur degré de priorité et de l'opportunité de leur financement
On sait que le budget du Conseil du Sud faisait l'objet d'une âpre bataille d'influence entre Fouad Siniora et Nabih Berry, le premier refusant d'accorder 60 milliards de livres à cet organisme, le second s'obstinant à réclamer le versement de cette somme, au nom du principe de la continuité des institutions... et du clientélisme.
Le ministre des Finances a annoncé la levée possible de cet obstacle à l'issue d'une réunion, mardi, avec le président du Conseil du Sud, Kabalan Kabalan, le directeur général de cet organisme, Haytham Haïdar, et le député Ali Hassan Khalil. « Cette réunion aurait dû se tenir depuis longtemps », a affirmé M. Chatah, après la rencontre.
Le ministre a rappelé, en particulier, que le Conseil du Sud a été formé en 1970 pour permettre à la population de résister aux difficultés croissantes qu'elle rencontrait, des suites des agressions israéliennes et d'une forme de vide étatique qui s'était instauré au Sud. Ce rôle a évolué, avec les années, et en fonction des attaques israéliennes, dont la plus récente date de 2006, a-t-il précisé.
Et le ministre d'expliquer que la déclaration ministérielle prévoit clairement la fin de ces tâches. Cet accord, a-t-il dit, porte sur la nature des tâches confiées au Conseil du Sud, comme l'indemnisation des familles des martyrs de la résistance, et d'abord ceux de 2006, mais également les soins médicaux et hospitaliers qui leur reviennent.

Des fonds publics
« Il existe des accords qui engagent le Conseil du Sud et les fonds qui les concernent doivent être débloqués, a dit M. Chatah. Ce volet au moins des activités du Conseil du Sud est clair. Il faut y ajouter les frais de fonctionnement de ce conseil, prévus dans le budget.
« Toutefois, a ajouté le ministre, le Conseil du Sud finance par ailleurs des projets de développement dont le Conseil des ministres n'a pas connaissance et qu'il ne peut approuver comme autorité de tutelle du conseil, sans s'assurer que ces projets sont prioritaires. C'est ce volet de la polémique que nous sommes parvenus à régler mardi, puisqu'en fin de compte, les fonds du Conseil du Sud sont bien publics et doivent être dépensés suivant des priorités justifiées aux yeux de la population et dûment décidées en Conseil des ministres. »
En réponse aux questions des journalistes, le ministre a rappelé que le Conseil des ministres a déjà approuvé, il y a quelques semaines, le déblocage d'un fonds de 40 milliards de livres pour le Conseil du Sud, et qu'une première tranche de cette somme, soit 10 milliards de livres, a déjà été dépensée. À ce montant s'ajoute un montant de 6 milliards de LL de frais de fonctionnement prévus par le projet de budget.
À la question de savoir si ces 40 milliards représentent, aux yeux de Nabih Berry, un montant suffisant, ou s'il continue de réclamer le paiement forfaitaire d'un montant de 60 milliards de LL, le ministre des Finances a affirmé : « Je ne peux me prononcer à ce sujet. Tout ce que je sais, c'est que le Conseil du Sud dispose, à ce stade, d'un budget de 46 milliards de livres. L'opportunité de dépenses supplémentaires, à la lumière des engagements déjà pris par le Conseil des ministres - indemnisation des martyrs de la Résistance et respect de contrats en cours d'exécution - est sérieusement examinée, loin des passions politiques. Mais pour clore ce dossier, il faudra d'autres réunions que celle d'hier. »
Et le ministre des Finances de conclure : « À l'heure où le budget connaît des difficultés, en particulier en raison de la guerre de 2006, il faut se rappeler qu'il ne s'agit pas simplement d'argent liquide à distribuer, mais des fonds exacts à engager, dans la transparence, avec l'accord du Conseil des ministres. »
À la veille de la réunion du Conseil des ministres qui doit poursuivre et approuver le projet de budget 2009, le ministre des Finances, Mohammad Chatah, a annoncé que l'obstacle du budget du Conseil du Sud, qui empêchait le gouvernement d'avancer dans l'examen de la loi des finances, est sur le point d'être levé. M. Chatah a précisé que le Conseil des ministres, autorité de tutelle du Conseil du Sud, va prendre connaissance des projets de développement prévus par cet organisme et juger de leur degré de priorité et de l'opportunité de leur financementOn sait que le budget du Conseil du Sud faisait l'objet d'une âpre bataille d'influence entre Fouad Siniora et Nabih Berry, le premier refusant d'accorder 60 milliards de livres à cet...
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