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Économie - Crise Financière

La crise mondiale s’accentue, les marchés boudent

Restructuration chez General Motors, inquiétudes chez ses filiales Saab et Opel en Europe, nouveau recul de la production industrielle américaine, mesures anticrise en France, l'économie mondiale était toujours dans le rouge, hier, aucune nouvelle positive n'influant favorablement sur les salles de marché.
La Bourse de New York était indécise, alors que l'administration Obama a présenté un nouveau plan de 75 milliards de dollars pour soutenir l'immobilier, alors qu'on apprenait que la production industrielle américaine a baissé de 1,8 % en janvier par rapport au mois précédent, son troisième mois consécutif de recul. Les Bourses européennes ont clôturé en baisse.
En Europe, l'Allemagne guettait avec inquiétude hier le moindre détail sur le plan de restructuration du constructeur américain General Motors, maison mère d'Opel, dont certaines usines pourraient fermer.
En grande difficulté, le constructeur américain a présenté mardi son plan de restructuration, demandant notamment l'économie de plus d'un milliard d'euros en Europe, passant par des suppressions de postes. Il a promis des suppressions d'emplois massives en dehors des États-Unis, notamment en Europe où il veut économiser plus d'un milliard d'euros.
Le gouvernement suédois a répété hier qu'il refusait de devenir actionnaire du constructeur automobile Saab, autre filiale de General Motors, après l'annonce par celui-ci de son désengagement d'ici à 2010 et sa menace d'une faillite immédiate en l'absence d'aide publique.
Quant à la Belgique, elle s'est mobilisée hier pour sauver l'usine Opel d'Anvers, menacée elle aussi par les déboires de General Motors, envisageant d'injecter des capitaux dans une éventuelle structure européenne qui reprendrait le constructeur automobile. La Flandre, région néerlandophone du nord de la Belgique où est implantée l'usine qui emploie 2 700 personnes, s'est dit prête à envisager un apport de capital.
En France, Nicolas Sarkozy a annoncé une série de mesures anticrise pouvant atteindre 2,6 milliards d'euros, à l'ouverture d'un sommet social bouleversé par la dégradation de la situation en Guadeloupe, avec la mort par balles d'un syndicaliste.
Par ailleurs, les marchés dans leur ensemble s'inquiètent notamment de la situation financière des pays d'Europe de l'Est, dont les monnaies ont fortement chuté ces derniers jours du fait de la crise économique et de craintes de fuites de capitaux.
La Commission européenne s'est d'ailleurs dit « préoccupée» hier par la « volatilité » de ces monnaies.
La situation n'est pas meilleure en Russie où le rouble restait sous pression face au panier dollar-euro qui sert de référence à la Banque centrale, s'approchant du plafond de 41 roubles que celle-ci s'était engagée à défendre fin janvier.
Les marchés s'inquiètent aussi de l'exposition des banques occidentales dans ces pays, alors que certaines sont toujours en situation fragile.
Le bancassureur néerlandais ING a ainsi annoncé une perte nette de 3,7 milliards d'euros au quatrième trimestre de 2008 qu'il explique par « un impact sans précédent de la crise financière » sur ses activités.
En Allemagne, le gouvernement a présenté un projet de loi pour se donner le pouvoir jusqu'au 30 juin de nationaliser les banques en expropriant au besoin leurs actionnaires.
Ce projet de loi est taillé sur mesure pour permettre au gouvernement de prendre le contrôle de la banque immobilière en détresse Hypo Real Estate, qui menace de faire faillite à tout moment alors qu'elle a déjà reçu des garanties publiques de plus de 100 milliards d'euros.
En revanche, la situation est meilleure pour la Société Générale qui a confirmé avoir plus que doublé son bénéfice net en 2008, à 2 milliards d'euros.
Ailleurs en Europe, les nouvelles n'étaient guère plus réjouissantes avec la confirmation de l'entrée en récession en Espagne, dont le PIB s'est contracté de 1 % au 4e trimestre.
Le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, a appelé la France et l'Espagne à commencer à faire des efforts dès l'an prochain, faisant valoir que la fin de 2009 et le début de 2010 devraient marquer « le début de la sortie de la crise ».
Dans le reste du monde, les nouvelles n'étaient guère meilleures.
En Asie, la crise économique mondiale pourrait plonger 140 millions de personnes dans la pauvreté et créer 23 millions de chômeurs supplémentaires sur ce continent en 2009, affirme l'Organisation internationale du travail dans un rapport.
La Bourse de New York était indécise, alors que l'administration Obama a présenté un nouveau plan de 75 milliards de dollars pour soutenir l'immobilier, alors qu'on apprenait que la production industrielle américaine a baissé de 1,8 % en janvier par rapport au mois précédent, son troisième mois consécutif de recul. Les Bourses européennes ont clôturé en baisse. En Europe, l'Allemagne guettait avec inquiétude hier le moindre détail sur le plan de restructuration du constructeur américain General Motors, maison mère d'Opel, dont certaines usines pourraient fermer.En grande difficulté, le constructeur américain a présenté mardi son plan de restructuration, demandant notamment...
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