Rechercher
Rechercher

Liban

Sfeir dénonce dans son message du carême la décadence du discours politique

C'est un message du carême particulièrement chargé de sens que le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, a adressé hier aux fidèles et laïcs, évoquant principalement un effondrement sur le plan éthique, que ce soit au niveau du discours politique ou de l'action dans le champ public.
Après avoir abordé la question de l'éducation, Mgr Sfeir a évoqué la question de la désobéissance civile, ou plutôt du droit des citoyens à la défense de leurs droits contre l'oppression du pouvoir, dans le respect des limites tracées par le droit naturel et le droit évangélique. Cependant, la résistance à l'oppression du pouvoir politique ne légitime pas le recours aux armes. Il existe des conditions à ce recours : il faut qu'il y ait, au préalable, une atteinte certaine, dangereuse et durable aux droits fondamentaux, affirme ainsi le patriarche. Il faut aussi qu'il n'y ait plus aucun autre recours viable que celui des armes. Il faut par ailleurs que le recours aux armes ne provoque pas un chaos qui puisse mener la situation à empirer. Il faut enfin qu'il y ait au moins un espoir de réussite ; et envisager toutes les solutions potentielles et concevables avant de se lancer sur cette voie.
Le patriarche maronite aborde ensuite dans son message la fonction de l'État et des institutions, qui organisent la vie du citoyen. Il est évident, indique-t-il, que le processus de l'État se heurte à nombre d'obstacles, en raison des erreurs commises par ceux qui gèrent la chose publique et ceux qui tentent d'utiliser les institutions pour leur propre intérêt, de substituer l'intérêt personnel au bien commun.
Après avoir évoqué une multitude de sujets, comme la mondialisation, la paix ou la santé, le patriarche maronite a mis l'accent sur la décadence du discours politique au Liban. Et d'affirmer : « En ces jours, nous n'entendons que des langues irréfléchies, qui échappent à tout contrôle, et qui profèrent des propos obscènes et injurieux, et des vocables qui rabaissent les gens au rang d'animaux, ce que les Libanais n'ont jamais entendu auparavant. Cela est source de honte et constitue un signe d'effondrement sur le plan des valeurs, émanant d'esprits remplis de haine et rongés par la rancœur. »
« Nul parmi les Libanais n'ignore que nous traversons des circonstances pénibles et qu'il faut faire preuve d'éveil (...) et se retenir de lancer des propos destructeurs. Nul n'ignore que certains ont notre patrie dans la ligne de mire et attendent le moment où ils pourront se jeter dessus pour en prendre le contrôle, profitant de notre distraction. Et certains parmi nous sont peut-être impliqués (dans ce processus) et rien n'est important pour eux, sauf l'accès à des postes élevés au sein du pouvoir, même si cela nécessite de marcher sur les corps des victimes et sur les restes du pays », a ajouté le patriarche maronite.
C'est un message du carême particulièrement chargé de sens que le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, a adressé hier aux fidèles et laïcs, évoquant principalement un effondrement sur le plan éthique, que ce soit au niveau du discours politique ou de l'action dans le champ public. Après avoir abordé la question de l'éducation, Mgr Sfeir a évoqué la question de la désobéissance civile, ou plutôt du droit des citoyens à la défense de leurs droits contre l'oppression du pouvoir, dans le respect des limites tracées par le droit naturel et le droit évangélique. Cependant, la résistance à l'oppression du pouvoir politique ne légitime pas le recours aux armes. Il existe des...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut