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Liban - Législatives

Michel Murr abat son joker et Baroud répond à Aoun

Polémique L'ancien vice-président du Conseil Michel Murr a affirmé hier que le Tachnag allait se joindre prochainement à l'alliance au Metn avec lui-même et les Kataëb. Il a d'autre part tenu des propos d'une rare virulence à l'encontre du CPL, se déchaînant en particulier contre le général Issam Abou Jamra, qu'il a qualifié d'« imbécile ».
M. Murr s'exprimait à l'issue d'un entretien avec le nouvel ambassadeur du Qatar à Beyrouth, Saad ben Hilal al-Mahandi.
Interrogé sur des critiques formulées par le vice-président du Conseil, Issam Abou Jamra, à l'encontre du patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, il a répondu : « Je n'ai pas à défendre le patriarche et, de toutes les façons, il n'a pas besoin que quelqu'un le défende. Ses positions patriotiques sont sa meilleure défense. Quant à celui qui s'en est pris au patriarche, il est à mes yeux un inconnu au registre politique. Qui est-il donc pour donner son opinion au sujet du patriarche ? »
« Et puis, a-t-il poursuivi, quelle est la cause de ces attaques contre le patriarche ? Celui-ci est un grand homme et un grand patriote qui veut le salut de la patrie. Ses prises de position sont salvatrices pour le Liban. Quant à eux (le CPL), leurs positions sont destructrices pour le Liban. Voilà tout le désaccord. L'un veut sauver le pays et l'autre veut le détruire pour servir ses intérêts particuliers. »
Prié de fournir des détails sur l'accord conclu avec les Kataëb au Metn, M. Murr a dit : « L'accord a été définitivement scellé entre les Kataëb et moi-même. Nous avons ainsi mis fin à toutes les rumeurs et les fausses allégations, et cheikh Amine (Gemayel) en fera une annonce officielle lorsqu'il rentrera de Belgique. »
Indiquant que les noms des candidats ne seront annoncés que trois semaines avant la date du scrutin, il a ajouté : « Il y aura des rencontres avec le Tachnag en vue de l'annonce de l'alliance avec ce parti. Ce qui s'est passé entre le Tachnag et cheikh Amine n'est qu'un nuage d'été et nous nous appliquons à y mettre un terme. Il n'y a pas de désaccord politique fondamental. Cheikh Amine avait eu une réaction émotionnelle et cela, en politique, est une chose permise. Mais il y a une relation historique entre les Kataëb et le Tachnag. Aujourd'hui, ils sont dans une phase de dépassement de cet incident et sont prêts à contracter de nouvelles alliances à Beyrouth et dans le Metn. »
Interrogé à nouveau sur des propos du général Abou Jamra, qui, en réponse à ses propres déclarations qualifiant les députés CPL du Metn de « freluquets », l'avait accusé d'avoir poignardé le CPL dans le dos, lors des élections de 2005, et que malgré cela, les « freluquets » avaient réussi à obtenir 10 000 voix de plus que lui, M. Murr a dit : « Les déclarations d'Abou Jamra, je ne les lis et ne les entends jamais. Mais s'il dit qu'ils ont obtenu 10 000 voix de plus, il prouve ainsi que c'est moi que l'on a poignardé. J'avais dit qu'ils disposaient, eux, de 10 000 voix et que le Tachnag et nous-mêmes leur avions donné 48 000 voix. Ils ne nous avaient pas donné une seule voix. C'est bon qu'Abou Jamra reconnaisse cela. S'il n'était pas imbécile, il ne l'aurait pas fait. »
À un journaliste qui lui faisait remarquer que selon le général Abou Jamra, un accord entre le CPL et le ministre de la Défense Élias Murr est toujours de mise, il a répondu : « Qu'ils s'amusent. Il (Élias Murr) ne se soucie pas d'eux. Que tout le monde se rassure. Élias Murr sait qu'en matière politique et électorale, il est le fils de Michel Murr et nous sommes comme un seul homme. Que nul ne tente de jouer sur la question familiale. Élias Murr n'est pas en contact avec eux et ne leur parle même pas au téléphone. Qu'ils cessent donc ces mensonges. »
Enfin, M. Murr a indiqué qu'il n'y avait « aucun problème » entre le ministre d'État Nassib Lahoud et lui.
M. Murr s'exprimait à l'issue d'un entretien avec le nouvel ambassadeur du Qatar à Beyrouth, Saad ben Hilal al-Mahandi. Interrogé sur des critiques formulées par le vice-président du Conseil, Issam Abou Jamra, à l'encontre du patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, il a répondu : « Je n'ai pas à défendre le patriarche et, de toutes les façons, il n'a pas besoin que quelqu'un le défende. Ses positions patriotiques sont sa meilleure défense. Quant à celui qui s'en est pris au patriarche, il est à mes yeux un inconnu au registre politique. Qui est-il donc pour donner son opinion au sujet du patriarche ? »« Et puis, a-t-il poursuivi, quelle est la cause de ces attaques contre le patriarche ?...
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