Le Premier ministre, Fouad Siniora, a ainsi pris contact par téléphone avec le chef du PSP, Walid Joumblatt, pour lui présenter ses condoléances.
Idem pour le ministre de la Jeunesse et des Sports, Talal Arslane, qui a « condamné » cet incident, joignant sa voix à toutes celles qui se sont élevées pour « mettre en garde contre les dangers d'une escalade vers la discorde » et pour appeler à la primauté de la raison. « Nous étions et nous resterons des gens raisonnables », a-t-il dit, rendant hommage à la position du Hezbollah et d'Amal, « qui ont indiqué n'avoir rien à faire avec cette agression et qui se sont déclarés disposés à collaborer avec l'armée et la justice pour que les personnes incriminées puissent être jugées ». Le PSNS a également publié un communiqué dénonçant l'incident.
De son côté, le ministre kataëb de l'Environnement, Tony Karam, a relevé que, « contrairement au climat apaisé que les ténors du 14 Mars ont tenu à généraliser dans leur discours » samedi dernier, « nous avons été stupéfaits de constater dans certains quartiers le retour de ces fauteurs de troubles qu'aucune des parties politiques censées contrôler les quartiers en question ne souhaite affirmer connaître ou contrôler... ». S'exprimant à la suite des condoléances qu'il a été présenter à la famille de la victime, le ministre Karam s'est étonné de la « concomitance » de cette agression et du retour de la violence dans les rues, « comme au cours du mois de mai dernier », avec des actes bien précis, comme les attaques à la grenade de Saïda à Beyrouth, la dernière contre la permanence FL à Sin el-Fil, ou les menaces de couper les mains et les langues », dans une allusion à peine voilée à un récent discours du chef du CPL, Michel Aoun.
Pour sa part, le député Élias Atallah a proposé que Beyrouth soit déclarée « ville ouverte » et soit totalement dépourvue d'armes, puisque, tant que celles-ci « ne sont pas exclusivement entre les mains de la légalité, les dangers continueront de se multiplier ».
Quant au chef du Bloc national, Carlos Eddé, il a fait assumer autant à ceux qui ont poussé à la violence qu'à ceux qui ont poignardé Loutfi Zeineddine les responsabilités de ce crime. « Une grande partie de cette responsabilité doit également être assumée par ceux qui se sont tus après un discours appelant à la violence, sans prendre la moindre mesure dissuasive, alors qu'ils le pouvaient », toujours dans une allusion aux paroles proférées par Michel Aoun il y a quelques jours.
Enfin, le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, et le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel-Amir Kabalan (qui a également téléphoné) à Walid Joumblatt, ont condamné l'incident de samedi.

