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Liban - Pause Verte

Les animaux, victimes oubliées d’un trafic illégal

Il y a quelques jours seulement, les efforts d'une association écologique, IndyAct, ont permis d'arrêter l'exportation d'une cargaison de tortues vers l'étranger. Alors que les papiers obtenus par l'exportateur indiquent que les tortues proviennent d'une « ferme d'élevage », tout indique, selon les militants, que les animaux ont en fait été capturés dans la nature.
Le trafic illégal d'animaux à partir du Liban, qui semble bien se porter malheureusement, risque de vider encore davantage le pays de sa faune endémique. Le Liban n'est pas signataire de la convention internationale CITES qui combat le trafic illégal d'animaux dans le monde, mais a cependant certaines obligations, comme celle de désigner un point focal pour surveiller le trafic de ou vers le pays avec plus ou moins de succès, comme on peut le constater. La loi libanaise, elle aussi, reste très floue sur le sujet.
D'un autre côté, le trafic illégal vers le pays, aussi lucratif que le premier, faut-il préciser, n'est pas moins actif, comme le constatent les militants d'IndyAct également. En témoigne le nombre d'animaux exotiques trouvés actuellement dans le pays et qui ne sont pas tous issus d'un trafic légal. Le chimpanzé « Charlie » (voir L'Orient-Le Jour du 30 mai 2006), qui se trouve dans l'un des zoos du pays et dont l'entrée illégale au Liban a été prouvée, n'a pu encore être récupéré par les militants qui avaient soulevé son cas, même avec l'intervention des forces de l'ordre, afin d'être envoyé à un sanctuaire. De tels exemples sont nombreux.
Pourquoi la question de la faune sauvage est-elle si cruciale à soulever ? D'une part, ceux qui vous déclarent sans sourciller qu'« il est important de s'occuper des hommes au lieu de se soucier des animaux » ont plus que tort. L'entrée incontrôlée d'animaux sauvages évoluant sous d'autres cieux comporte des dangers, sanitaires et autres. D'autre part, c'est aussi de la santé de l'environnement qu'il s'agit, puisque contribuer à l'extinction d'espèces déjà menacées nous précipite encore plus vite dans le gouffre de la dégradation écologique aux conséquences multiples.
Enfin, demeure la très importante question d'éthique : une culture qui n'agit pas face à la véritable torture infligée à des animaux - en témoigne le nombre de fatalités au cours des opérations de trafic illégal - est-elle capable, en fin de compte, de compassion envers quiconque ?
Il y a quelques jours seulement, les efforts d'une association écologique, IndyAct, ont permis d'arrêter l'exportation d'une cargaison de tortues vers l'étranger. Alors que les papiers obtenus par l'exportateur indiquent que les tortues proviennent d'une « ferme d'élevage », tout indique, selon les militants, que les animaux ont en fait été capturés dans la nature. Le trafic illégal d'animaux à partir du Liban, qui semble bien se porter malheureusement, risque de vider encore davantage le pays de sa faune endémique. Le Liban n'est pas signataire de la convention internationale CITES qui combat le trafic illégal d'animaux dans le monde, mais a cependant certaines obligations, comme celle de désigner un point focal pour surveiller le...
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