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Sport - Football

Les travaux de Domenech…

La défaite concédée contre l'Argentine (2-0), mercredi, a mis en lumière les lacunes chroniques de l'équipe de France et les secteurs à améliorer pour aborder dans les meilleures conditions la double confrontation contre la Lituanie lors des éliminatoires du Mondial 2010.

Une défense toujours introuvable
L'arrière-garde tricolore n'en finit pas de donner des sueurs froides à Raymond Domenech. Malgré la prestation plutôt satisfaisante de la charnière Gallas-Mexès, alignée pour la deuxième fois d'affilée, les Bleus n'ont pas pu empêcher les Argentins de trouver à deux reprises le chemin des filets, portant leur total de buts encaissés depuis l'Euro 2008 à 11 unités en sept rencontres.
Certes, le sélectionneur a une nouvelle fois fait face à une cascade de blessures (Evra, Escudé, Clichy) et sa quête de la stabilité reste pour le moment inassouvie. Mais les joueurs traînent comme un boulet leur manque de repères en commun et ces changements incessants dans les lignes arrière handicapent sérieusement une équipe de France qui est ainsi incapable de s'appuyer sur des bases solides.
Le duo Gallas-Mexès est-il amené à durer ? Ou le retour d'Evra à gauche n'est-il pas de nature à pousser Abidal dans l'axe ? Sagna survivra-t-il à sa piètre performance marseillaise alors que Fanni est devenu un sérieux rival à droite ? Autant de questions sans réponses avant les deux échéances cruciales du 28 mars et du 1er avril contre les Lituaniens.

Une attaque aphone
Le match contre l'Argentine a parfaitement illustré le passage à vide rencontré par les attaquants français et surtout le manque de solutions dont dispose Domenech. Anelka, qui n'a plus marqué avec Chelsea depuis le 14 décembre, n'est plus le joueur souverain du début de saison et Benzema n'a toujours pas prouvé qu'il avait l'étoffe pour être l'avant-centre n° 1 des Bleus.
À moins de replacer Henry dans l'axe, les solutions alternatives ne sont pas légions, le technicien tricolore s'étant refusé à hâter la promotion en sélection de Gignac et Hoarau, les meilleurs buteurs de la Ligue 1. Un changement de dispositif tactique n'est pas forcément la clé, les Bleus ayant trouvé leur équilibre dans un système en 4-2-3-1.

Mandanda, le chemin de croix continue
Le gardien marseillais se disait mardi à la recherche d'« un match référence » en équipe de France. Son erreur sur le premier but albiceleste a renvoyé ses désirs à plus tard.
Depuis l'Euro 2008, Mandanda, pourtant revenu à son meilleur niveau à l'OM, tourne à une moyenne peu reluisante de près de 2 buts encaissés par match (11 en 6 rencontres). Si Raymond Domenech l'avait assuré de son soutien avant la réception de l'Argentine en raison de la spécificité du poste de gardien de but, son manque d'assurance et de maîtrise sur le plan international posent problème. Mandanda ne manque d'ailleurs pas de rivaux sérieux avec ses doublures Lloris et Carrasso.
Douchez, excellent avec Rennes, ou même Landreau, qui a retrouvé ses sensations passées avec le Paris-SG, sont des concurrents qui peuvent conduire le sélectionneur à modifier sa hiérarchie.

Un meneur fatigué
Pour s'imposer en Lituanie, la France aura besoin d'un Gourcuff en pleine possession de ses moyens. Or, le joueur bordelais semble payer la débauche d'énergie déployée depuis le début de la saison. Le 4-2-3-1 de Domenech ayant été bâti autour de lui, quand Gourcuff patine, c'est toute la mécanique bleue qui s'enraye. Le sélectionneur dispose avec Ribéry d'un autre joueur capable d'évoluer dans une position axiale, mais Domenech n'a sans doute pas oublié que c'est Gourcuff qui l'a sauvé d'un limogeage en égalisant en Roumanie (2-2) d'une frappe somptueuse, le 11 octobre.
La défaite concédée contre l'Argentine (2-0), mercredi, a mis en lumière les lacunes chroniques de l'équipe de France et les secteurs à améliorer pour aborder dans les meilleures conditions la double confrontation contre la Lituanie lors des éliminatoires du Mondial 2010.Une défense toujours introuvableL'arrière-garde tricolore n'en finit pas de donner des sueurs froides à Raymond Domenech. Malgré la prestation plutôt satisfaisante de la charnière Gallas-Mexès, alignée pour la deuxième fois d'affilée, les Bleus n'ont pas pu empêcher les Argentins de trouver à deux reprises le chemin des filets, portant leur total de buts encaissés depuis l'Euro 2008 à 11 unités en sept...
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