Khartoum avertit les ONG de ne pas interférer dans ses affaires intérieures
Le Soudan a accusé hier, sans les nommer, des ONG travaillant sur son territoire d'être des antennes de gouvernements étrangers et de travailler à la collecte de renseignements. « Que vous soyez une ONG internationale ou nationale, faites de votre mieux (pour nous aider). Mais n'interférez pas dans la politique, qui ne vous regarde pas de toute façon », a déclaré le ministre soudanais des Affaires humanitaires, Haroun Lual Ron Deng. « Nous avons découvert que des ONG ne font pas ce qu'elles sont supposées faire », a-t-il ajouté sans préciser ses griefs contre ces organisations actives au Soudan, notamment au Darfour (Ouest), théâtre d'une guerre civile qui a fait 300 000 morts depuis 2003 selon l'ONU, 10 000 selon Khartoum. Les responsables soudanais ont fait ces déclarations lors d'une conférence de presse à Khartoum portant sur l'aide internationale au Soudan.
Jordanie
Un frère tue sa sœur pendant son sommeil
Un homme soupçonné d'avoir tué sa sœur pendant son sommeil à Sahab, au sud de Amman, parce qu'il lui trouvait un « comportement suspect », a été inculpé d'assassinat, a-t-on appris hier de source judiciaire. « L'homme, 21 ans, a poignardé sa sœur de 24 ans à dix reprises avec un couteau de cuisine alors qu'elle dormait mardi soir », a-t-on déclaré de même source. Le suspect, qui n'a pas été identifié, avait « entendu des hommes parler de sa sœur, une avocate stagiaire, et a décidé de la tuer sans vérifier les faits », a-t-on ajouté, sans autre précision. L'homme, qui subira des tests « psychologiques pour déterminer son état mental » au moment des faits, a « dit qu'il regrettait d'avoir tué sa sœur, en particulier après que les tests médicaux légaux eurent montré qu'elle était vierge ».
Défense
Tbilissi et Londres vont renforcer leur coopération militaire
La Géorgie et la Grande-Bretagne envisagent « d'approfondir » leur coopération militaire, a indiqué hier le ministre de la Défense géorgien, David Sikharlidzé, après une rencontre avec la secrétaire d'État britannique à la Défense, Ann Taylor. Selon M. Sikharlidzé, Londres « soutient l'aspiration de la Géorgie à adhérer à l'OTAN » et « l'aide d'une manière active pour se rapprocher des normes » de l'Alliance.
La Géorgie accuse la Russie d'avoir opéré une incursion sur son territoire
La Géorgie a affirmé que des soldats russes, basés dans la république séparatiste d'Ossétie du Sud, avaient brièvement pénétré hier en territoire géorgien. Une cinquantaine de soldats et un transport de troupes blindé se sont installés près du village de Kvemo Nikozi, a annoncé le ministère géorgien de l'Intérieur. Les militaires russes se sont mis à construire des « fortifications », a ajouté le ministère dans un communiqué, sans autres précisions. « Le ministère des Affaires intérieures déplore de telles activités et appelle la partie russe à cesser ses activités illégales en occupant des territoires géorgiens », selon le communiqué.
Washington aurait perdu sa base au Kirghizstan à cause d'une dispute sur le loyer
Le Kirghizstan a décidé de fermer la base militaire américaine dans ce pays d'Asie centrale car les États-Unis ont refusé de payer un loyer plus élevé, a affirmé hier le président kirghiz, Kourmanbek Bakiev. Le président kirghiz a laissé entendre que, pour 150 millions de dollars par an, Washington aurait pu continuer de se servir de la base aérienne de Manas, près de Bichkek, qui sert depuis 2001 au soutien logistique des forces de la coalition internationale en Afghanistan. « Cette décision sur la base n'est pas irréfléchie, elle a été mûrie pendant des années », a aussi déclaré M. Bakiev. Le Parlement kirghiz doit encore se prononcer, en mars, sur la décision de mettre un terme à la présence américaine à Manas.
L'armée et la marine russes réclament plus de moyens
L'armée russe doit disposer d'une force de réaction rapide de 200 000 hommes pour pouvoir intervenir dans « n'importe quel » conflit, a estimé le général Vladimir Chamanov, chef de la direction de l'entraînement des troupes russes, dans un article reproduit hier par le journal du ministère de la Défense, Krasnaïa Zvezda. Dans la même édition de Krasnaïa Zvezda, l'amiral Vladimir Vyssotski, commandant de la flotte russe, a pour sa part souligné la nécessité pour les navires russes d'être présents en temps de paix « dans tous les secteurs importants » de l'océan Pacifique, notamment « hors des eaux territoriales russes ».
Nigeria
Médicaments frelatés : 84 enfants tués
Ces trois derniers mois, un sirop au paracétamol frelaté, « My Pikin », « mon petit » en pidgin local, notamment recommandé pour les enfants en train de faire leurs dents afin de soulager les douleurs de gencives, a tué 84 enfants au Nigeria, et l'agence nationale de contrôle pour l'alimentation et les médicaments craint que ce bilan ne s'alourdisse. C'est le nombre anormalement élevé de déficiences rénales graves dans trois hôpitaux de Zaria, Lagos et Ibadan qui avait alarmé les autorités. Le sirop était coupé avec du diéthylène glycol, un produit chimique utilisé dans le liquide de freins et le liquide de refroidissement des moteurs. Les enquêteurs sont remontés jusqu'à un laboratoire de Lagos, Barewa Pharmaceuticals. Les propriétaires de Barewa Pharmaceuticals ont été arrêtés ainsi que ceux de la compagnie Tranxell, qui avait fourni les produits toxiques incorporés au sirop.
France
Procès Clearstream : Lahoud fin mai devant le tribunal
Imad Lahoud, soupçonné d'avoir falsifié les listings Clearstream, devra répondre du 27 au 29 mai devant le tribunal correctionnel de Paris. Dans cette même affaire, le procès de l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, soupçonné d'avoir participé à la machination visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy, se déroulera à Paris du 14 septembre au 14 octobre. Ces dates devront être confirmées lors d'une audience le 27 mai également. Le procès de M. de Villepin se tiendra devant le tribunal correctionnel de Paris.
Vers un durcissement du conflit social dans l'Outre-mer
La Guadeloupe et la Martinique, les deux îles des Antilles françaises, restaient paralysées hier par une grève générale contre la vie chère, un mouvement appelé à se durcir après le refus du gouvernement d'accorder une augmentation des salaires. En Guadeloupe, comme en Martinique, ce sont toujours quelques familles blanches, descendantes des esclavagistes, qui contrôlent la majeure partie de l'économie. Une concession du gouvernement sur la question des salaires risquait aussi de l'exposer à la même demande en métropole, où les organisations syndicales préparent un « sommet social » avec le président Nicolas Sarkozy le 18 février, avant une nouvelle journée d'action nationale le 19 mars.
Angolagate : le procureur dénonce le « laisser-faire » de Paris
Le procureur a accusé hier l'État français d'avoir pratiqué le « laisser-faire » à l'égard de l'Angolagate, vaste affaire de trafic d'armes vers l'Angola dans les années 1990, pour laquelle des dizaines d'hommes d'affaires et politiques sont jugés depuis plusieurs mois à Paris. « Les raisons véritables de ce laisser-faire sont à chercher dans les intérêts économiques et stratégiques qui apparaissent en filigrane » dans ce dossier, a-t-il lancé. Il a aussi dénoncé « l'ambiance de plomb » et les « menaces à peine voilées » proférées durant ce procès, dont l'Angola a demandé officiellement l'annulation. L'affaire empoisonne depuis des années les relations entre Luanda et Paris.
Tibet
Le dalaï-lama craint des « débordements »
Le dalaï-lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, craint des « débordements » et une répression accrue au Tibet, où, selon lui, la situation est « très tendue » à l'approche du 50e anniversaire du soulèvement au Tibet, le 10 mars 1959. « Aujourd'hui, il y a trop de colère », a-t-il dit lors d'un entretien avec des journalistes, hier à Baden-Baden (Allemagne). Le dalaï-lama a expliqué qu'il tenait ses informations de groupes de Tibétains qui viennent régulièrement le voir dans le nord de l'Inde après avoir quitté le Tibet. « Aussi longtemps qu'il y aura une présence militaire chinoise (au Tibet), il y aura de la tension », a-t-il ajouté, indiquant que les discussions entre ses représentants et les autorités chinoises, qui se tiennent régulièrement, n'aboutissaient à aucun résultat concret.
États-Unis
Le Congrès pourrait autoriser les Américains à se rendre à Cuba
Le Congrès des États-Unis va débattre d'une proposition de loi destinée à autoriser les Américains à se rendre à Cuba, mettant fin à une interdiction vieille de 46 ans aux voyages dans l'île communiste. Le projet de loi sur « la liberté de voyage à Cuba » déposé par le représentant démocrate Bill Delahunt, soutenu par huit de ses collègues, a été transmis à la commission des Affaires étrangères de la Chambre. Le texte stipule que « le président ne peut réglementer ni interdire, directement ou indirectement, les voyages à destination ou au départ de Cuba par des citoyens ou des personnes ayant leur résidence légale aux États-Unis ».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef