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Actualités - Chronologie

Livres De la supériorité des femmes dans… «La rupture amoureuse» Zéna ZALZAL

Le titre ne peut que plaire au sexe dit faible. Le contenu fera peut-être moins l’unanimité auprès de ces dames. Dans « De la supériorité des femmes » (Flammarion), Alexandre Lacroix raconte la rupture amoureuse. Telle qu’il l’a vécue ! C’est le récit d’une rupture amoureuse au masculin. Une sorte de carnet de bord de la séparation d’un couple. Ses étapes, consignées sur trois mois – de début juin à fin août, entrecoupées de quelques flash-back dans le passé –, dressent le portrait, ou plutôt l’autoportrait, d’un homme dans la tourmente amoureuse. Un homme qui se raconte, se confesse, se dénude même avec souvent beaucoup d’impudeur. Et un auteur qui témoigne, à la première personne du singulier, des passages en zones troubles de la conjugalité moderne, et de la mort de l’amour intrinsèquement liée dans nos sociétés contemporaines à l’extinction du désir. Rédacteur en chef de Philosophie Magazine, professeur de littérature à Sciences-Po, auteur de quatre romans et de deux essais, Alexandre Lacroix est souvent classé en France dans la catégorie des «romanciers trentenaires ». Et cela n’est pas dû seulement au fait qu’il est né en 1975. Par auteurs trentenaires, les critiques de l’Hexagone évoquent ces écrivains, nouvelle tendance, qui donnent libre cours dans leurs écrits à l’expression «crue» de leurs sentiments, leurs états d’âme, leurs doutes et leurs paradoxes. Et dans ce registre, celui de l’autofiction, Alexandre Lacroix n’est pas le plus inintéressant. Car même si dans De la supériorité des femmes il se livre audacieusement à une chronique à vif de sa propre – et réelle – séparation d’avec son épouse, il n’en dissèque pas moins, au détour d’une phrase ou d’un paragraphe, le cynisme des relations en ce début du XXIe siècle. Mais aussi le désarroi des hommes face à cette nouvelle génération de femmes qui mènent désormais la danse, imposent leurs règles et rendent infidélité pour infidélité. Le sujet est à la mode, diriez-vous. Il a été pas mal ressassé ces dernières années sous des formes diverses, allant du roman à l’essai et, en ce sens, Alexandre Lacroix n’invente rien. Sauf que ceux qui aiment le style simple et direct, mâtiné de réflexions et d’interrogations socio-philosophiques, apprécieront le livre de ce jeune romancier pour ce qu’il est: un récit témoin qui, par-delà le déballage intime, donne à réfléchir sur la nature de l’homme, femmes incluses! «Pourquoi nous autres, en ce début du XXIe siècle, accordons-nous tant d’importance à la sexualité? Pourquoi est-ce le domaine dans lequel nous avons décidé de nous réaliser, de découvrir notre moi profond? Pourquoi la vie sexuelle nous paraît-elle si indispensable à l’épanouissement de notre personnalité?» s’interroge le narrateur. «Les hommes du XIXe siècle ou de l’Ancien régime ne s’en souciaient pas tant. L’effondrement des grands systèmes d’explication du monde nous a laissés face à cet ultime mystère: le sexe. Nous en attendons désormais révélation et accomplissement, comme nos ancêtres demandaient autrefois à Dieu de se porter garant de l’intégrité de leur âme», soutient Lacroix. Qui, parallèlement à ces interrogations «existentielles», n’oublie pas de parsemer son roman de ces petites phrases loufoques qui mettent du sel et du piquant. Comme, par exemple: «J’ai terrassé l’amant de ma femme en duel singulier et, maintenant, je dois m’avouer vaincu par un steak.» Toute l’intrigue est là! (226 pages). Le dernier roman d’Alexandre Lacroix est disponible dans les librairies beyrouthines.
Le titre ne peut que plaire au sexe dit faible. Le contenu fera peut-être moins l’unanimité auprès de ces dames. Dans « De la supériorité des femmes » (Flammarion), Alexandre Lacroix raconte la rupture amoureuse. Telle qu’il l’a vécue !
C’est le récit d’une rupture amoureuse au masculin. Une sorte de carnet de bord de la séparation d’un couple. Ses étapes, consignées sur trois mois – de début juin à fin août, entrecoupées de quelques flash-back dans le passé –, dressent le portrait, ou plutôt l’autoportrait, d’un homme dans la tourmente amoureuse.
Un homme qui se raconte, se confesse, se dénude même avec souvent beaucoup d’impudeur. Et un auteur qui témoigne, à la première personne du singulier, des passages en zones troubles de la conjugalité moderne, et de la mort de l’amour...