Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a estimé hier que la guerre de Gaza a définitivement enterré le processus de paix israélo-arabe.
Pour le numéro deux du parti, qui prononçait une allocution lors d’un banquet offert à la presse par l’Association pour l’enseignement religieux, les prochains jours démontreront la mort de ce processus de paix.
« Gaza est victorieuse parce qu’elle a résisté. Sa victoire ne se compte pas en nombre de morts et de blessés, ni en habitations détruites, mais par l’échec des objectifs israéliens », a souligné cheikh Kassem.
« Je dirais même plus, Israël a été défait dès le début de son agression parce qu’il n’avait même pas osé annoncer les objectifs de cette offensive de peur de ne pouvoir les réaliser », a-t-il ajouté.
Selon lui, « le véritable problème dans notre région est l’occupation sioniste et non pas la réaction de la résistance. C’est le blocus de Gaza qui est le problème et non pas les roquettes tirées pour briser ce blocus. Ceux qui mettent sur un pied d’égalité l’occupation et la résistance sont complices de l’occupation ».
« Nous n’avons pas honte de réclamer devant le monde entier le droit à la résistance armée au Liban, en Palestine et partout où cela est nécessaire », a-t-il poursuivi.
« Je m’étonne que certains nous disent qu’il faut trouver une solution au trafic de roquettes à destination de Gaza, au lieu de penser à une solution pour les milliers de tonnes de munitions qui viennent de Grèce en Israël », a-t-il lancé.
« Le thème principal est celui de l’occupation, pas celui des roquettes. C’est pourquoi nous posons la question aux avocats du processus de paix : qu’a donc fait ce processus de paix face à l’agression ? Ils ont été paralysés et ont laissé faire jusqu’au moment où Israël a été pris en faute face à la résistance des Palestiniens », selon lui.
« Malgré tout ce que l’on proclame sur les plans international et arabe, je vous le dis : du fait de l’attaque contre Gaza, le processus de paix a été définitivement enterré. C’est ce que les prochains jours démontreront », a ajouté cheikh Kassem.
« Pour ce qui est du Liban, ce pays a une position géopolitique qui le rend extrêmement sensible à son environnement. Tous les problèmes du Liban proviennent de l’occupation et dans notre région, la question centrale est celle de la Palestine occupée », a-t-il encore dit.
« Aujourd’hui, nous avons tiré une nouvelle leçon à partir de ce qui s’est passé à Gaza et cette leçon confirme la nécessité de préserver la force du Liban dans sa résistance, son armée et son peuple. La stratégie défensive est destinée à examiner les détails de cette force. Mais il faut que l’on sache qu’en ce qui nous concerne, nous discutons de la défense forte qui détermine les positions de la résistance et de l’armement, et non pas des moyens de mettre fin à cet armement », a-t-il réaffirmé.
« Nous sommes aujourd’hui devant une nouvelle image arabe apparue à Koweït. Il est bon que les dirigeants arabes s’entendent. Nous approuvons les réconciliations qui mettent fin aux divisions provoquées par les ingérences américano-israéliennes. Et à nos yeux ces réconciliations confirment que le choix de la résistance et de la fermeté est le bon », a-t-il souligné.
« Nous espérons que la nouvelle entente entre les Arabes se traduira par un soutien au peuple palestinien et par une action sérieuse de confrontation du projet sioniste. Il faut en premier lieu reconsidérer les concessions faites gratuitement à Israël et rompre les relations établies avec lui », a-t-il demandé.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a estimé hier que la guerre de Gaza a définitivement enterré le processus de paix israélo-arabe.
Pour le numéro deux du parti, qui prononçait une allocution lors d’un banquet offert à la presse par l’Association pour l’enseignement religieux, les prochains jours démontreront la mort de ce processus de paix.
« Gaza est victorieuse parce qu’elle a résisté. Sa victoire ne se compte pas en nombre de morts et de blessés, ni en habitations détruites, mais par l’échec des objectifs israéliens », a souligné cheikh Kassem.
« Je dirais même plus, Israël a été défait dès le début de son agression parce qu’il n’avait même pas osé annoncer les objectifs de cette offensive de peur de ne pouvoir les réaliser », a-t-il ajouté.
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