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Obama tend la main au monde musulman

Dans son discours d’investiture, le nouveau président américain a promis au monde musulman une nouvelle façon d’avancer, fondée sur « notre intérêt et notre respect mutuels ». Accompagné par une énorme ferveur populaire, Barack Obama est devenu hier le premier président noir des États-Unis, saluant la victoire de « l’espoir » sur « la peur » à l’heure où le pays est aux prises avec deux guerres et une redoutable crise économique. Le 44e président des États-Unis a prêté serment à 12h05, heure locale, (17h05 GMT) sur la Bible d’Abraham Lincoln depuis les marches du Capitole, le siège du Parlement. Plus de deux millions de personnes, beaucoup les larmes aux yeux, ont assisté à la cérémonie sur le Mall, l’immense esplanade du cœur de Washington. Comme le veut la tradition, le président a levé la main droite et posé la gauche sur la Bible de Lincoln, son prédécesseur et modèle, que tenait pour lui sa femme Michelle. « Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir les fonctions de président des États-Unis fidèlement, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis », a-t-il déclaré, avant de prononcer son discours d’investiture sous les hourras de la foule agitant des drapeaux tricolores. Toutefois, M. Obama a quelque peu égratigné son serment, induit en erreur par le président de la Cour suprême qui a récité dans le désordre le texte solennel prévu par la Constitution. Le professeur de droit constitutionnel Jeffrey Rosen a cependant assuré que le faux pas du président de la Cour suprême n’entachait en rien la validité de l’investiture de M. Obama. Ce dernier, fils d’un père kényan venu étudier aux États-Unis, a évoqué la question raciale en soulignant qu’il y a moins de 60 ans, ce dernier « n’aurait peut-être pas été servi dans un restaurant de la ville », alors que lui-même peut aujourd’hui « prêter le serment le plus sacré ». Les festivités devaient se poursuivre dans l’après-midi par le défilé accompagnant, au son des fanfares de tout le pays, M. Obama à sa nouvelle résidence, un parcours long de 2,7 km entre le Capitole et la Maison-Blanche. Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été mises en place pour parer à tout risque d’attentat et canaliser les foules considérables qui ont envahi la ville de 600 000 habitants. La journée devait se terminer par des pas de danse : le couple Obama doit participer à dix bals « officiels » sur des centaines prévus.
Dans son discours d’investiture, le nouveau président américain a promis au monde musulman une nouvelle façon d’avancer, fondée sur « notre intérêt et notre respect mutuels ».
Accompagné par une énorme ferveur populaire, Barack Obama est devenu hier le premier président noir des États-Unis, saluant la victoire de « l’espoir » sur « la peur » à l’heure où le pays est aux prises avec deux guerres et une redoutable crise économique.
Le 44e président des États-Unis a prêté serment à 12h05, heure locale, (17h05 GMT) sur la Bible d’Abraham Lincoln depuis les marches du Capitole, le siège du Parlement. Plus de deux millions de personnes, beaucoup les larmes aux yeux, ont assisté à la cérémonie sur le Mall, l’immense esplanade du cœur de Washington. Comme le veut la tradition, le président a...