Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Aux frontières du temps

Bernard Tomic, seize ans, et Fabrice Santoro, vingt de plus, ont repoussé les limites du temps lors de la première journée de l’Open d’Australie. Il est difficile de déterminer qui de l’adolescent australien et du vétéran français a réussi l’exploit le plus remarquable. Le premier est devenu, à 16 ans et 103 jours, le plus jeune vainqueur jamais vu à Melbourne en battant Potito Starace. Son compatriote Lleyton Hewitt était bien plus jeune de quatre mois en 1997 lorsqu’il a disputé le premier tour, mais il l’avait perdu. « C’est un rêve qui devient réalité. Une expérience incroyable. Maintenant tout peut arriver », a déclaré Tomic, fils d’un immigré croate devenu son entraîneur. Seulement 768e mondial, ce n’était que son deuxième match sur le grand circuit. Il n’est cependant pas un inconnu, loin de là. Vainqueur du tournoi juniors en 2008, il est attendu comme le messie par un pays en mal de champions. « La pression ? Je fais avec », a-t-il balayé comme un vrai pro. « Il pourrait être mon fils. J’étais déjà bien installé dans le top 100 qu’il était encore dans le ventre de sa maman », l’a félicité Santoro, devenu à 36 ans le plus vieux joueur à s’aligner à Melbourne depuis 1980. « 1980 ? Waouw ! C’est une statistique que je découvre, ça me rend fier et me donne de l’énergie pour quelques mois », a-t-il réagi après sa victoire sur l’ancien n° 1 mondial Juan Carlos Ferrero. Balle de set contre Federer Quart de finaliste à Melbourne en 2006, Santoro vit sa dernière année sur le circuit. En attendant il se « régale comme un junior ». Une joie de vivre dont compte s’inspirer un autre futur retraité, Marat Safin. « Plus de stress, plus de drame s’il vous plaît, je veux enfin m’amuser et ne plus souffrir », a imploré le Russe après sa victoire sur Ivan Navarro. « C’est tellement plus sympa. » Safin a été l’une des très nombreuses têtes de série à se qualifier. En fait, il n’y en a que quatre à avoir perdu, hommes et femmes confondus : Feliciano Lopez, dossard 27, lors d’un duel épique (16-14 au cinquième set) face au Luxembourgeois Gilles Müller. Et les têtes de série nos 23, 24 et 27 chez les dames. Certains diront qu’il ne s’est rien passé lors de la première journée à Melbourne. L’événement chez les favoris aura dans ces conditions été la balle de set qu’a dû défendre Roger Federer, « hawk-eye » (contrôle vidéo) à l’appui, face à l’Italien Andreas Seppi dans la deuxième manche (6-1, 7-6, 7-5). S’il n’y était pas arrivé, il aurait perdu son premier set dans un match d’ouverture en grand chelem depuis... l’US Open 2003. La suite du tournoi seulement dira s’il faut vraiment s’en inquiéter. David Nalbandian a perdu un set face à Marc Gicquel, mais Andy Roddick a été impitoyable avec le qualifié suédois Bjorn Rehnquist (6-0, 6-2, 6-2). L’Américain préfère autant rester dans l’ombre. « Pas de problème, pour l’instant je ne mérite pas qu’on parle plus de moi. »
Bernard Tomic, seize ans, et Fabrice Santoro, vingt de plus, ont repoussé les limites du temps lors de la première journée de l’Open d’Australie.
Il est difficile de déterminer qui de l’adolescent australien et du vétéran français a réussi l’exploit le plus remarquable. Le premier est devenu, à 16 ans et 103 jours, le plus jeune vainqueur jamais vu à Melbourne en battant Potito Starace.
Son compatriote Lleyton Hewitt était bien plus jeune de quatre mois en 1997 lorsqu’il a disputé le premier tour, mais il l’avait perdu. « C’est un rêve qui devient réalité. Une expérience incroyable.
Maintenant tout peut arriver », a déclaré Tomic, fils d’un immigré croate devenu son entraîneur.
Seulement 768e mondial, ce n’était que son deuxième match sur le grand circuit. Il n’est cependant pas un...