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Actualités - Chronologie

Michael Williams se rend auprès de Gemayel, Geagea et Moussaoui

« Il semble évident que certains cherchent à entraîner le Liban malgré lui dans des batailles dont il pourrait bien se passer. » C’est ce qu’a déclaré hier le chef des Kataëb, Amine Gemayel, à l’issue de sa rencontre avec le coordinateur spécial des Nations unies, Michael Williams, venu lui rendre visite au siège des Kataëb. Évoquant la situation au Liban-Sud, notamment au lendemain des tirs de roquettes en direction du territoire israélien, M. Gemayel a affirmé qu’il est nécessaire « d’empêcher toute tentative visant à embraser de nouveau le Sud, et de poursuivre l’application de la 1701 afin d’éviter d’exposer les habitants et les forces de la Finul à de nouveaux problèmes ». Et M. Gemayel d’insister sur l’importance de « préserver la sécurité d’autant que nous sommes actuellement à la porte d’échéances majeures sur la scène libanaise », dans une allusion aux prochaines élections. Réagissant en outre aux propos du chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, qui s’était opposé à la création d’un bloc du centre qu’il avait qualifié d’« hérésie », M. Gemayel a affirmé : « Nous sommes engagés avec nos alliés et notre coalition est claire. Toutefois, l’hérésie ne réside pas au niveau de la formation d’un bloc du centre, mais plutôt au niveau de celui qui s’y oppose et dans le fait d’interdire au citoyen d’élire le candidat qu’il choisit. Cela est clairement antidémocratique et s’oppose au principe de la liberté d’opinion. J’estime que le jeu démocratique peut se stabiliser en présence d’un bloc centriste. » Interrogé sur la stratégie de défense, M. Gemayel a indiqué : « La position du Hezbollah n’est pas nouvelle. Elle avait déjà été annoncée par cheikh Naïm Kassem. Cela fait partie des habitudes du parti qui ne croit qu’à la résistance. Le comportement de ce parti va à l’encontre de la logique d’État. Nous venons d’avoir une illustration sur là où peut mener la stratégie de résistance à Gaza. » M. Williams a insisté de son côté sur la nécessité d’appliquer la résolution 1701, et sur un déroulement transparent et démocratique des élections. Le responsable onusien s’est en outre rendu à Meerab pour y rencontrer le chef des Forces libanaises, Samir Geagea. À l’issue de l’entretien, il a indiqué avoir évoqué avec son hôte la situation régionale et la crise à Gaza notamment. « Nous avons convenu de la nécessité de mettre en application la résolution 1860 adoptée au Conseil de sécurité la semaine dernière pour mettre un terme à l’effusion de sang et aux destructions », a-t-il dit. M. Williams a en outre indiqué avoir discuté avec son interlocuteur de la visite dans la région du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui, a-t-il dit, « vient de quitter New York pour l’Égypte qui représente la première étape de sa tournée ». Le diplomate onusien a par ailleurs été reçu par le responsable des relations extérieures au sein du Hezbollah, Nawaf Moussaoui, qui a évoqué avec lui la situation à Gaza. « L’impuissance de la communauté internationale à mettre un terme au massacre des civils palestiniens aux mains des Israéliens conforte la conviction selon laquelle la seule issue pour qu’un peuple puisse se défendre est la résistance armée », a souligné M. Moussaoui à l’issue de l’entretien.
« Il semble évident que certains cherchent à entraîner le Liban malgré lui dans des batailles dont il pourrait bien se passer. » C’est ce qu’a déclaré hier le chef des Kataëb, Amine Gemayel, à l’issue de sa rencontre avec le coordinateur spécial des Nations unies, Michael Williams, venu lui rendre visite au siège des Kataëb.
Évoquant la situation au Liban-Sud, notamment au lendemain des tirs de roquettes en direction du territoire israélien, M. Gemayel a affirmé qu’il est nécessaire « d’empêcher toute tentative visant à embraser de nouveau le Sud, et de poursuivre l’application de la 1701 afin d’éviter d’exposer les habitants et les forces de la Finul à de nouveaux problèmes ».
Et M. Gemayel d’insister sur l’importance de « préserver la sécurité d’autant que nous sommes...