Somalie
L’armée éthiopienne a entamé son retrait, l’UA en première ligne
L’Éthiopie, qui intervient militairement en Somalie depuis fin 2006, a entamé son plan de retrait final de ses troupes du territoire somalien, laissant la force de paix de l’Union africaine en première ligne face à une insurrection islamiste qui ne cesse de gagner du terrain. « Cela va prendre encore plusieurs jours. C’est un processus qui va prendre du temps », a déclaré hieri à l’AFP le porte-parole du Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, Bereket Simon. L’armée éthiopienne était intervenue officiellement fin 2006 pour soutenir le gouvernement somalien de transition, et a mis en déroute début 2007 les forces des tribunaux islamiques qui avaient contrôlé pendant quelques mois l’essentiel du centre et du sud de la Somalie. Ce retrait éthiopien fait planer encore plus d’incertitudes sur la sécurité dans ce pays pauvre de la Corne de l’Afrique, en guerre civile depuis 1991.
Piraterie
Un cargo et son équipage égyptien capturés par les flibustiers somaliens
Un cargo battant pavillon de Saint-Kitts-et-Nevis, avec à bord 28 marins égyptiens, a été capturé jeudi matin par des pirates somaliens au large des côtes de la Somalie, a annoncé un responsable égyptien. Le Blue Star, qui transporte une cargaison de 6 000 tonnes d’engrais, « est actuellement contrôlé par les pirates », a affirmé l’adjoint du ministre des Affaires étrangères en charge des affaires consulaires, Ahmad Rizk, précisant que le navire avait été arraisonné près du détroit de Bab el-Mandeb. Parallèlement, le pétrolier Kriti Episkopi battant pavillon grec a échappé hier matin à une attaque de pirates dans le golfe d’Aden grâce à l’action de la mission européenne Atalante, a indiqué le ministère grec de la marine marchande. Jeudi, un navire de guerre français avait déjoué une attaque de pirates somaliens présumés contre un cargo, le S. Venus, battant pavillon du Panama, et huit suspects avaient été interceptés et remis aux autorités somaliennes, selon l’état-major des armées françaises. L’aviso premier maître L’Her, en patrouille dans l’est du golfe d’Aden, avait répondu par deux fois à des appels de détresse du S. Venus.
Mali
Brève « offensive » de l’armée contre des rebelles touaregs
L’armée malienne a affirmé hier avoir lancé une brève « offensive » contre un groupe de rebelles touaregs dirigé par Ibrahim Ag Bahanga dans le nord du pays, région désertique et difficile d’accès où les attaques rebelles se sont intensifiées depuis fin décembre. Mais l’ampleur de cette opération restait difficile à déterminer. Un responsable rebelle a affirmé qu’il y avait eu des « blessés » sans préciser dans quel camp. Mais une source militaire étrangère, parlant sous le couvert de l’anonymat, estimait de son côté qu’il n’y avait eu « que des escarmouches ». L’annonce de cette « offensive » gouvernementale intervient au lendemain d’attaques à la grenade à Gao (Nord) contre des domiciles d’officiels touareg maliens membres de la mouvance présidentielle. Ces attaques ont fait jeudi deux morts et un blessé, selon des sources concordantes.
Ghana
Présidentielle : vote décisif dans un climat d’incertitude
Une dernière circonscription au Ghana votait hier pour la présidentielle, un vote décisif que le parti au pouvoir a appelé à boycotter, malgré les appels au calme du président sortant, John Kufuor, qui demandait aux parties de respecter les résultats. « Tout autre point de litige pourra être réglé plus tard en bonne et due forme », a-t-il poursuivi, se démarquant ainsi de son parti, le Nouveau parti patriotique (NPP). Le NPP a en effet demandé hier soir l’annulation du suffrage à Tain (centre-Ouest), dernière circonscription à voter et dont les résultats seront décisifs pour départager les deux candidats. Un peu plus tôt jeudi, le NPP avait saisi la justice pour demander que les résultats de Tain ne soient pas proclamés tant que la lumière n’aura pas été faite sur des irrégularités qui auraient eu lieu dimanche lors du second tour dans un bastion de l’opposition. Les enjeux sont de taille dans cette course à la présidentielle car du pétrole a récemment été découvert dans l’ex-colonie britannique, l’ancienne Gold Coast, indépendante depuis 1957.
Afrique du Sud
L’ancienne députée antiapartheid, Helen Suzman, décède à 91 ans
L’ancienne députée antiapartheid Helen Suzman, devenue observatrice avisée de la vie politique sud-africaine après l’avènement de la démocratie multiraciale, est décédée jeudi à l’âge de 91 ans à son domicile de Johannesburg. Helen Suzman, qui fut longtemps la seule élue progressiste au Parlement du régime ségrégationniste, s’est éteinte paisiblement dans la matinée et devrait être enterrée dans l’intimité ce week-end, a indiqué sa fille, Frances Jowell. Helen Suzman avait été pressentie à deux reprises pour le prix Nobel de la paix en raison de son combat infatigable contre l’apartheid et pour les droits de l’homme. Entre 1961 et 1974, Mme Suzman incarna à elle seule l’opposition blanche libérale, tous les autres élus soutenant le régime raciste.
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