Rechercher
Rechercher

Actualités

Éclairage Une guerre populaire en Israël

95 % des Juifs israéliens soutiennent l’offensive. La guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza est populaire selon les sondages israéliens et globalement soutenue par la presse israélienne qui, il est vrai, poussait depuis des semaines le gouvernement à la confrontation avec le Hamas. Un soutien qui s’explique par plusieurs éléments : le rapport de force est clairement en faveur d’Israël et la guerre vise un ennemi juré, le Hamas, qui a pour objectif de détruire l’État juif, et il a lui même refusé de reconduire une trêve de six mois. Ni les tirs de dizaines de roquettes chaque jour contre le sud d’Israël qui ont fait quatre morts depuis le début de l’offensive, ni la crainte qu’une offensive terrestre ne coûte la vie à de nombreux soldats, ni les images d’enfants tués à Gaza qui auraient pu choquer n’entament le consensus autour du gouvernement au sein de la population juive. L’offensive « plomb durci » bénéficie du soutien de 95 % des Juifs israéliens dont 80 % lui donnent un soutien sans réserve, selon un sondage paru hier dans le quotidien Maariv. Mercredi, 71 % des personnes interrogées se déclaraient en faveur de la poursuite de l’offensive aérienne, selon un sondage publié par le quotidien Haaretz prenant en compte l’opinion de la minorité arabe (20 % de la population) hostile à l’opération. Dans ce contexte, la popularité du dirigeant du Parti travailliste et ministre de la Défense Ehud Barak est remontée en flèche, à quelques semaines des législatives prévue le 10 février. Dans la foulée, la cote du Parti travailliste augmente également et l’opposition de droite dirigée par le leader du Likoud, l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, est moins certaine de l’emporter, tout en gardant un avantage dans les sondages d’intentions de vote. La presse est quasi unanime pour justifier l’offensive au nom du « droit à l’autodéfense » bien que des voix se fassent entendre contre son extension à des opérations terrestres et pour aboutir au plus vite à un cessez-le-feu. Le quotidien Maariv relève que cette opération qui ne pouvait que faire des victimes innocentes a reçu l’aval préalable du procureur général de l’État, Menahem Mazuz, pour protéger les responsables d’éventuelles poursuites pour « crimes de guerre ». Selon lui, le bombardement était justifié dans la mesure où, selon l’armée, la famille a été avertie à l’avance et alors que des explosifs étaient cachés dans le bâtiment visé. Les seules critiques proviennent de la gauche minoritaire, d’une extrême gauche marginalisée et des partis représentatifs de la minorité arabe. Marius SCHATTNER (AFP)
95 % des Juifs israéliens soutiennent l’offensive.
La guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza est populaire selon les sondages israéliens et globalement soutenue par la presse israélienne qui, il est vrai, poussait depuis des semaines le gouvernement à la confrontation avec le Hamas. Un soutien qui s’explique par plusieurs éléments : le rapport de force est clairement en faveur d’Israël et la guerre vise un ennemi juré, le Hamas, qui a pour objectif de détruire l’État juif, et il a lui même refusé de reconduire une trêve de six mois.
Ni les tirs de dizaines de roquettes chaque jour contre le sud d’Israël qui ont fait quatre morts depuis le début de l’offensive, ni la crainte qu’une offensive terrestre ne coûte la vie à de nombreux soldats, ni les images d’enfants tués à Gaza qui auraient pu...