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Actualités - Opinion

Texto Je ne suis pas pour le Hamas, mais…

de Lélia Mezher Le Nouvel An de l’Hégire vient à peine de commencer. L’année 2008 tire sa révérence. Dans la violence. C’est comme si les Arabes et les Israéliens ne savaient pas faire mieux. Des années de combats, de guerres auront certes permis à Israël de créer cet État tant fantasmé. Mais cet engrenage ne lui a jamais permis de vivre en paix. Ni dans la sécurité. Ni dans le respect. Et une fois que le déluge israélien de haine prend fin, l’autre camp montre inévitablement de quoi il est capable. Et la spirale recommence. Cela est vrai en Palestine, cela est vrai au Liban. Combien de Libanais, totalement en désaccord politique avec le Hezbollah, se sont vus moralement tenus de soutenir ce parti-milice-résistance en juillet 2006 au plus fort de l’offensive israélienne ? « Je ne suis pas pour le Hezbollah, mais… ». Aujourd’hui, dans les Territoires, cette même phrase est sur toutes les lèvres, inévitablement. « Je ne suis pas pour le Hamas, mais… ». Le Hamas, ce parti-milice-résistance est certes soutenu par l’Iran. Le Hezbollah aussi. Mais les urnes… Mais la démocratie… Mais les élections organisées et approuvées par la communauté internationale… Tout cela, Israël a décidé de le balayer d’un revers de la main. Et les morts s’empilent à la hâte, trop vite pour leur exprimer tout le respect qu’on leur doit, parce que la peur est là. Et parce que la mort est là, partout, invisible, imprévisible et implacable. C’est aberrant d’avoir constamment le courage de faire la guerre, jamais l’audace de faire la paix. Ces scènes d’horreur, les Libanais les connaissent. Peut-être trop. Assez bien en tout cas pour ne désirer qu’une chose : les éviter, les dépasser, tourner la page. Hassan Nasrallah a raison de demander au président de la République une position ferme de soutien à Gaza. De toute façon, cette demande n’est pas mirobolante. Elle va tout bonnement dans le sens de la morale, des principes de la foi. Qu’elle soit chrétienne, musulmane ou juive. L’attitude de Sleiman envers le navire Dignity démontre que le président n’a d’ailleurs de leçons à recevoir de personne. Le secrétaire général du Hezbollah a également demandé aux Libanais de se montrer prêts et prudents. Il a raison, on ne peut jamais trop l’être. Et la prudence, Michel Sleiman, ça le connaît. Donc, pour la suite des événements, et notamment pour la prochaine réunion au niveau des dirigeants arabes, il faudra lui faire confiance. Entièrement, complètement, sans menaces voilées ni suggestions implicites. Les Libanais méritent de passer une bonne année 2009.
de Lélia Mezher

Le Nouvel An de l’Hégire vient à peine de commencer. L’année 2008 tire sa révérence. Dans la violence. C’est comme si les Arabes et les Israéliens ne savaient pas faire mieux. Des années de combats, de guerres auront certes permis à Israël de créer cet État tant fantasmé. Mais cet engrenage ne lui a jamais permis de vivre en paix. Ni dans la sécurité. Ni dans le respect.
Et une fois que le déluge israélien de haine prend fin, l’autre camp montre inévitablement de quoi il est capable. Et la spirale recommence. Cela est vrai en Palestine, cela est vrai au Liban. Combien de Libanais, totalement en désaccord politique avec le Hezbollah, se sont vus moralement tenus de soutenir ce parti-milice-résistance en juillet 2006 au plus fort de l’offensive israélienne ? « Je ne suis pas pour le...