L’ancien coach du Paris-SG, Luis Fernandez, qui a accepté d’entraîner le Stade de Reims (Ligue 2), s’est spécialisé depuis son éviction du club parisien il y a cinq ans dans les missions choc, jouant de sa personnalité atypique et de son caractère de feu qui l’ont parfois desservi.
Luis, qui va tenter de sauver Reims de la relégation, ne laisse pas indifférent. Sa personnalité bouillonnante, ses déclarations tapageuses, sa gestion des hommes parfois électrique ont toujours laissé des traces là où il est passé.
Mais c’est aussi peut-être pour cela que, depuis son départ du Paris-SG en 2003, le seul entraîneur français vainqueur d’une Coupe d’Europe avec un club tricolore (Coupe des coupes avec le Paris-SG en 1996) est appelé quand cela va mal.
Après son deuxième passage à Paris (2000-2003), l’Espanyol Barcelone, dernier du championnat d’Espagne à l’époque, fait appel à celui qui semblait grillé en France après son fiasco parisien (brouilles avec Anelka et Ronaldinho, résultats sportifs décevants).
Fernandez remplit sa mission in extremis, se forgeant cette image d’entraîneur capable de rattraper des situations compromises.
Après un passage éclair à al-Ryan au Qatar puis au Betar Jérusalem du sulfureux milliardaire russe Arcady Gaydamak qui n’ont fait qu’entretenir, là aussi, son image atypique, il repart en Espagne.
« Revenir un jour au PSG »
« Agir dans l’urgence, ça m’excite », assure-t-il en arrivant au Betis Séville pour ici encore tenter de sauver le club espagnol de la relégation. Le Betis se sauvera, mais Fernandez sera débarqué au lendemain de l’avant-dernière journée après une lourde défaite contre Osasuna Pampelune (5-0).
En Andalousie, il s’était surtout fait remarquer par une déclaration peu amène à l’encontre de l’ancien entraîneur du FC Séville, Juande Ramos, en lui lançant : « Attention, tu vas prendre une autre bouteille » en référence au projectile reçu par son homologue lors du précédent derby sévillan.
Depuis cette dernière expérience, l’étoile de Luis a quelque peu pâli. Reconverti animateur radio sur RMC, il n’avait jamais quitté le milieu du football, y laissant traîner un pied, réglant ses comptes à travers un livre sorti en 2008.
Son nom était réapparu lorsque l’ancien directeur sportif du Paris-SG, Michel Moulin, claironnait en mai 2008 son envie d’en devenir président et son souhait d’y associer l’ancien coach parisien.
La seule évocation du nom de Fernandez avait fait trembler certains au club parisien, apeurés à l’idée de voir revenir un homme dont le nom ne peut se dissocier du Paris-SG, mais dont les méthodes avaient essoré le club.
Le probable rebond de Fernandez à Reims prouve que l’homme n’a pas abandonné l’idée de revenir, même dans un club moins prestigieux que ce à quoi il peut rêver.
« Si je vais à Reims, ce n’est pas pour l’argent. C’est le challenge sportif qui me plaît. Reims est un club qui appartient au patrimoine du football français, au même titre que Paris, Marseille ou Saint-Étienne. Aller là-bas, ce serait tenter de sauver un tel club de la relégation et c’est le genre de pari qui me motive », expliquait-il récemment au journal L’Équipe.
Mais Fernandez le reconnaît volontiers, son rêve, le vrai, consiste à revenir un jour au Paris-SG.
« (...) Cette opportunité de revenir un jour à Paris, je l’aurai un jour », dit-il. Il devra en tout cas d’abord convaincre à Reims.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’ancien coach du Paris-SG, Luis Fernandez, qui a accepté d’entraîner le Stade de Reims (Ligue 2), s’est spécialisé depuis son éviction du club parisien il y a cinq ans dans les missions choc, jouant de sa personnalité atypique et de son caractère de feu qui l’ont parfois desservi.
Luis, qui va tenter de sauver Reims de la relégation, ne laisse pas indifférent. Sa personnalité bouillonnante, ses déclarations tapageuses, sa gestion des hommes parfois électrique ont toujours laissé des traces là où il est passé.
Mais c’est aussi peut-être pour cela que, depuis son départ du Paris-SG en 2003, le seul entraîneur français vainqueur d’une Coupe d’Europe avec un club tricolore (Coupe des coupes avec le Paris-SG en 1996) est appelé quand cela va mal.
Après son deuxième passage à Paris (2000-2003),...