Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Nominations judiciaires : les avocats se félicitent… et menacent

Les ordres des avocats de Beyrouth et de Tripoli se sont félicités hier, dans un communiqué conjoint, des nominations des présidents Ghaleb Ghanem et Chucri Sader au Conseil supérieur de la magistrature et au Conseil d’État, mais ont menacé de ne pas rester les bras croisés si la nomination d’un magistrat à la tête de l’Inspection judiciaire allait encore tarder. Ils ont par ailleurs exprimé leur entière solidarité avec la population de Gaza encerclée. Ces prises de position ont suivi une réunion de l’ordre des avocats à Beyrouth, sous la présidence du bâtonnier Ramzi Joreige et en coordination avec l’ordre des avocats de Tripoli. À l’issue de ce conseil, les avocats ont « salué les nominations de Ghaleb Ghanem à la présidence du Conseil supérieur de la magistrature et de Chucri Sader à la tête du Conseil d’État, pour succéder à M. Ghanem, « en raison de leurs compétences et de leurs qualités morales ». Mais les avocats ont souhaité que ces nominations « soient l’entrée en matière pour le reste des nominations et permutations judiciaires, des nominations que tout le monde attend depuis longtemps, comme un préambule à une réforme globale plus que nécessaire de l’ensemble du corps de la magistrature ». Et les avocats d’ajouter : « En même temps, les deux ordres déplorent que les nominations n’aient pas englobé les autres postes vacants au sein de la magistrature, en particulier la présidence de l’Inspection judiciaire. Les deux ordres demandent aux autorités politiques de remplir leur devoir à cet égard et ne voient aucune raison à un surcroît d’atermoiement ». Les deux ordres réclament en outre « le pourvoi au plus vite aux autres postes vacants du Conseil supérieur de la magistrature ». « Par-dessus tout, ajoute le communiqué, les deux ordres redoutent que le non-pourvoi au poste de président de l’Inspection judiciaire ne serve de prétexte à un report de toutes les autres nominations et permutations, et à la permanence du statu quo au sein de la magistrature. » « Dans ce cas, enchaîne le communiqué, nous ne resterons pas les bras croisés, mais nous poursuivrons nos mouvements, sensibles aux épreuves vécues par nos concitoyens et en accord avec ce que nous considérons comme notre devoir national, un devoir qui fait des avocats les défenseurs de la justice et le fer de lance de la défense de l’État de droit, et des institutions et de l’indépendance de la magistrature ». Par ailleurs, les deux ordres d’avocats ont exprimé leur soutien sans faille au peuple palestinien, « en particulier à Gaza en raison du blocus injuste qui lui est imposé par Israël ».
Les ordres des avocats de Beyrouth et de Tripoli se sont félicités hier, dans un communiqué conjoint, des nominations des présidents Ghaleb Ghanem et Chucri Sader au Conseil supérieur de la magistrature et au Conseil d’État, mais ont menacé de ne pas rester les bras croisés si la nomination d’un magistrat à la tête de l’Inspection judiciaire allait encore tarder.
Ils ont par ailleurs exprimé leur entière solidarité avec la population de Gaza encerclée.
Ces prises de position ont suivi une réunion de l’ordre des avocats à Beyrouth, sous la présidence du bâtonnier Ramzi Joreige et en coordination avec l’ordre des avocats de Tripoli.
À l’issue de ce conseil, les avocats ont « salué les nominations de Ghaleb Ghanem à la présidence du Conseil supérieur de la magistrature et de Chucri Sader à la tête du...