par Gaby Nasr
En ces temps préélectoraux où les programmes politiques s’apparentent au vide intersidéral, il est toujours bon de gaver le populo. Au Liban, on pouvait jusque-là engraisser l’électeur de deux façons : directement par le pognon à l’entrée des bureaux de vote ; indirectement par les services rendus, notamment en fourguant à l’Administration un taré qui lui est proche. L’État bananier vient d’en inventer deux autres : augmenter les salaires des fonctionnaires pour récompenser ceux qui n’en fichent pas une rame ; caresser les frimeurs dans le sens du cellulaire en leur proposant des numéros imbéciles. À quelques jours de Noël, les dindons sont ainsi admirablement farcis…
Les investisseurs et autres bailleurs de fonds de Paris III doivent bien se marrer : on leur avait promis des réformes structurelles, on a fini par déstructurer les promesses. Au lieu de vidanger les emplois fictifs dans la fonction publique, on goinfre la mauvaise graisse sur le dos du contribuable. Au lieu de privatiser les réseaux du téléphone pour les ouvrir à la concurrence, on continue de ruminer le concept débile comme quoi c’est le « pétrole du Liban », alors que c’est le portefeuille de l’usager qui est pompé. Mais tout est bon. Istiz Nabeuh pourra laisser s’empiffrer les planqués qu’il protège et le Signoret à pleurnicher en diagonale tout en finissant par cracher au bassinet.
Quant à Gebran le Basileus, il a réussi le tour de force de tenir ses promesses avant même de se faire élire l’année prochaine. Il a tout compris, lui. À défaut de réforme, autant tabler sur la bêtise des ploucs. Outre les frimeurs friqués habituels, les fonctionnaires nouvellement augmentés pourront maintenant se ruer sur les enchères des numéros idiots, au tarif « spécial indigène » de 100 dollars. Le gendre de Jésus a vite appris le métier de ministre…
En ces temps préélectoraux où les programmes politiques s’apparentent au vide intersidéral, il est toujours bon de gaver le populo. Au Liban, on pouvait jusque-là engraisser l’électeur de deux façons : directement par le pognon à l’entrée des bureaux de vote ; indirectement par les services rendus, notamment en fourguant à l’Administration un taré qui lui est proche. L’État bananier vient d’en inventer deux autres : augmenter les salaires des fonctionnaires pour récompenser ceux qui n’en fichent pas une rame ; caresser les frimeurs dans le sens du cellulaire en leur proposant des numéros imbéciles. À quelques jours de Noël, les dindons sont ainsi admirablement farcis…
Les investisseurs et autres bailleurs de fonds de Paris III doivent bien se marrer : on leur avait promis des réformes...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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