Faut-il ou non interdire le parti néonazi allemand NPD, ouvertement xénophobe, antisémite et révisionniste ? Le débat faisait rage hier, après l’agression au couteau d’un policier par un extrémiste de droite présumé.
Le directeur de la police de Passau en Bavière a été poignardé à son domicile samedi par un homme au crâne rasé. Une agression sans précédent, qualifiée de « tentative d’assassinat » par le porte-parole du gouvernement, et qui suscitait une énorme couverture médiatique. La police s’oriente vers les milieux néonazis de la région de Passau, fief de l’extrême droite bavaroise, mais recherchait toujours l’agresseur hier.
Les partisans d’une interdiction du NPD n’ont toutefois pas attendu les conclusions de l’enquête pour réclamer un réexamen de ce dossier qui empoisonne la vie politique allemande depuis une bonne décennie et divise quasiment tous les partis. Le sujet doit être évoqué demain lors d’une réunion des chefs de gouvernements régionaux. Une première tentative de bannir le NPD a échoué en 2003 : la Cour constitutionnelle a estimé que certains témoins à charge posaient problème puisqu’ils étaient des agents infiltrés au sein du parti. En Bavière, où est implantée la plus grosse fédération régionale du NPD, les dirigeants du parti conservateur au pouvoir (CSU) étaient jusque-là réticents à l’idée d’une nouvelle procédure. Mais ils semblent avoir évolué. À gauche également, le secrétaire général du Parti social-démocrate (SPD) et le chef de la commission des Affaires intérieures du Bundestag ont jugé nécessaire de lancer une nouvelle procédure d’interdiction.
Le NPD, le plus vieux et le plus radical des partis d’extrême droite, est accusé de fournir une plate-forme officielle aux adversaires de la démocratie. Créé en 1964 par d’anciens fonctionnaires nazis, il réunit à la fois skinheads et vieux nostalgiques du IIIe Reich. Depuis la fin des années 1990, il tente de présenter une image plus « respectable ». Bilan : en une décennie, le NPD a doublé ses effectifs et s’est doté d’ancrages locaux solides, surtout dans l’ex-RDA déshéritée où il siège dans deux Parlements régionaux.
Faut-il ou non interdire le parti néonazi allemand NPD, ouvertement xénophobe, antisémite et révisionniste ? Le débat faisait rage hier, après l’agression au couteau d’un policier par un extrémiste de droite présumé.
Le directeur de la police de Passau en Bavière a été poignardé à son domicile samedi par un homme au crâne rasé. Une agression sans précédent, qualifiée de « tentative d’assassinat » par le porte-parole du gouvernement, et qui suscitait une énorme couverture médiatique. La police s’oriente vers les milieux néonazis de la région de Passau, fief de l’extrême droite bavaroise, mais recherchait toujours l’agresseur hier.
Les partisans d’une interdiction du NPD n’ont toutefois pas attendu les conclusions de l’enquête pour réclamer un réexamen de ce dossier qui empoisonne la vie...
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