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Marseille, la parole est à la défense

Autour d’un Ronald Zubar désormais souverain, la défense marseillaise est en nets progrès, comme elle l’a montré à Lyon (0-0) dimanche dans le sommet de la Ligue 1, une arrière-garde où Éric Gerets, qui a beaucoup changé de formule au milieu et devant, aligne presque toujours le même quintette. Deux joueurs lyonnais, Karim Benzema et Jérémy Toulalan, ont rendu involontairement hommage à cette défense en prononçant après le match, à quelques minutes d’intervalle, exactement la même phrase : « Il n’y avait pas beaucoup d’espaces. » « C’était le secteur le plus critiqué, c’est celui qui est aujourd’hui le meilleur, a jugé l’entraîneur marseillais lundi. Ça fait plaisir pour eux. » « On a joué en bloc à partir de la ligne médiane, mais aussi longtemps qu’on ne le fera pas 25 m plus haut, je ne serai pas satisfait », a-t-il toutefois tempéré. Mandanda, le retour Après un automne un peu inquiétant, où il n’arrêtait plus grand-chose, ni avec l’OM ni avec l’équipe de France, Steve Mandanda a retrouvé son autorité et son niveau international. Il n’a pas eu d’arrêt spectaculaire à faire dimanche, mais il avait été décisif contre Nice (2-1), par exemple, la semaine derrière. Bonnart, la régularité Laurent Bonnart est devenu l’un des meilleurs latéraux droits de L1, toujours appliqué et jamais en deçà d’un certain niveau de performance. Pour une fois un peu juste dimanche soir, il a reçu le soutien dans son couloir de Karim Ziani, signe que si la défense marseillaise est plus efficace, elle le doit aussi aux progrès du « bloc équipe », comme le soulignait Gerets. Hilton, la tour Paradoxalement, c’est peut-être le Brésilien, recruté pour être le patron des lignes arrière, qui donne le moins satisfaction. Il n’est pas un stoppeur dur sur l’homme, mais plutôt un défenseur qui joue placé et relance proprement. À charge pour Zubar d’endosser le rôle du “méchant flic” de leur duo, comme dimanche. Mais Hilton reste le chef d’une défense qui n’avait pas non plus cédé devant l’Atletico Madrid (0-0), mercredi en Ligue des champions. Zubar, le phénix Depuis son match de plomb contre Lille (2-2), où une énorme erreur lui avait coûté un but et les sifflets de son propre public à chaque ballon touché, le défenseur central de l’OM n’a rendu que des copies quasiment parfaites. Dimanche, il a parfaitement muselé Karim Benzema comme il avait tenu “Kun” Agüero mercredi. Zubar est-il devenu le plus fort ? « C’est le moins qu’on puisse dire ! a répondu Gerets lundi. Je suis content de ne pas l’avoir enlevé (de l’équipe quand il ratait ses matches, NDLR). En plus, il est beaucoup plus calme et ne dégage plus les ballons qu’il peut contrôler », a ajouté l’entraîneur belge. Une statistique éclaire son rôle décisif : avec Zubar titulaire en L1 (10 matches), l’OM n’a jamais perdu. Taiwo, le bon élève Finies les moqueries sur Taye Taiwo, ses insuffisances tactiques et techniques. Le Nigérian a canalisé son extraordinaire potentiel athlétique. Il possède désormais un placement sûr et sait monter à bon escient, et non plus n’importe quand, pour attaquer. Il a énormément progressé depuis une saison et demie et possède toujours sa lourde frappe de balle qui peut sortir l’OM d’un mauvais pas.
Autour d’un Ronald Zubar désormais souverain, la défense marseillaise est en nets progrès, comme elle l’a montré à Lyon (0-0) dimanche dans le sommet de la Ligue 1, une arrière-garde où Éric Gerets, qui a beaucoup changé de formule au milieu et devant, aligne presque toujours le même quintette.
Deux joueurs lyonnais, Karim Benzema et Jérémy Toulalan, ont rendu involontairement hommage à cette défense en prononçant après le match, à quelques minutes d’intervalle, exactement la même phrase : « Il n’y avait pas beaucoup d’espaces. »
« C’était le secteur le plus critiqué, c’est celui qui est aujourd’hui le meilleur, a jugé l’entraîneur marseillais lundi. Ça fait plaisir pour eux. » « On a joué en bloc à partir de la ligne médiane, mais aussi longtemps qu’on ne le fera pas 25 m plus...