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Mines Le Liban signe le traité d’interdiction des bombes à sous-munitions

Une centaine de pays ont approuvé le texte, boycotté par les USA et Israël. Près de 100 pays ont signé hier à Oslo un traité interdisant les bombes à sous-munitions, un fléau dévastateur pour les populations civiles, tout en appelant les plus gros producteurs, tels les États-Unis, Israël et la Russie, à se joindre à l’accord. Le Liban, dont le territoire est infesté par des millions de bombes à sous-munitions larguées par Israël notamment au cours des dernières 48 heures de la guerre de juillet, figure parmi les signataires du texte, aux côtés de grands pays comme la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. La délégation libanaise a reçu un accueil exceptionnel à la conférence d’Oslo, et le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, a été invité à siéger au premier rang. Le chef de la diplomatie libanaise a prononcé une allocution devant les participants, dénonçant « la barbarie d’Israël dont les bombes à sous-munitions ont causé des centaines de morts parmi la population civile du Liban ». « (L’État hébreu) persévère dans sa politique criminelle en refusant de fournir à l’ONU les cartes de ses bombardements », a-t-il lancé. De son côté, le ministre norvégien des AE, Jonas Gahr Stoere, a salué « la définition d’une nouvelle norme internationale qui fera une différence considérable pour des milliers et des milliers de personnes ». L’accord prohibe la production, l’utilisation, le stockage et le commerce des bombes à sous-munitions (BASM), et, fait novateur, oblige les signataires à venir en aide aux victimes de ces engins. Selon Handicap International, environ 100 000 personnes, dont 98 % de civils, ont été tuées ou mutilées dans l’explosion de sous-munitions à travers le monde depuis 1965. Plus d’un quart sont des enfants intrigués par leurs formes et leurs couleurs. Pour entrer en vigueur, le texte doit être ratifié par au moins 30 États, un objectif que la Norvège espère atteint début 2009. Quatre-vingt-douze pays ont déjà signé l’accord obtenu à l’arraché en mai à Dublin, un chiffre qui devrait tourner « autour de 100 » à la fin de la cérémonie aujourd’hui, selon Jonas Gahr Stoere. La tragédie d’Ahmad Les BASM constituent un véritable fléau au Liban-Sud où elles causent, quasiment au quotidien, de nombreuses victimes, dont Ahmad, un jeune garçon fauché par ces engins il y a 9 ans. Par une journée de février 1999, le garçonnet a été déchiqueté par une de ces sous-munitions alors qu’il fêtait son cinquième anniversaire dans un parc du Liban-Sud. « Ses derniers mots ont été : “Papa, aide-moi.” Il est mort après quatre heures de souffrances », a confié à l’AFP son père, Raëd Mokalled, opticien à Nabatiyeh. Pendant que ses parents préparaient un pique-nique en son honneur, Ahmad jouait avec son frère Adam. « On a entendu une grosse explosion. Mon épouse a su immédiatement que c’était notre fils, a relaté Raëd Mokalled. Adam nous a ensuite dit qu’il avait vu son petit frère saisir un objet coloré comme un jouet. Mon fils n’était ni terroriste ni criminel. Personne sur cette planète n’a le droit de tuer un enfant. » Avec d’autres, Raëd Mokalled est venu à Oslo pour donner un visage et un nom aux victimes anonymes, à l’occasion de la signature du traité. « L’accord arrive trop tard, mais au moins, il arrive », a-t-il enfin noté.
Une centaine de pays ont approuvé le texte, boycotté par les USA et Israël.

Près de 100 pays ont signé hier à Oslo un traité interdisant les bombes à sous-munitions, un fléau dévastateur pour les populations civiles, tout en appelant les plus gros producteurs, tels les États-Unis, Israël et la Russie, à se joindre à l’accord. Le Liban, dont le territoire est infesté par des millions de bombes à sous-munitions larguées par Israël notamment au cours des dernières 48 heures de la guerre de juillet, figure parmi les signataires du texte, aux côtés de grands pays comme la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne.
La délégation libanaise a reçu un accueil exceptionnel à la conférence d’Oslo, et le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, a été invité à siéger au premier rang. Le chef de la...