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Actualités - Chronologie

Gemayel reçoit les parents des détenus libanais en Syrie

Une délégation de la Fondation des droits de l’homme et du droit humanitaire (FDHDH) et du comité des parents des détenus libanais en Syrie a remis hier une lettre au président du parti Kataëb, Amine Gemayel, exprimant leur « inquiétude concernant les tentatives de clore ce dossier suite à la visite d’un responsable libanais en Syrie » (allusion à Michel Aoun). La lettre souligne que selon certaines rumeurs, Damas « remettra un nombre précis de détenus à l’un de ses visiteurs politiques ». « Il est important de rappeler, dans ce cadre, que la Syrie a l’habitude de remettre quelques prisonniers libanais à ses visiteurs politiques chrétiens, poursuit la lettre. Nous saluons la libération de tout détenu, quel que soit le moyen. Nous estimons toutefois que le nombre de prisonniers qui seront libérés ne coïncidera en aucun cas avec la liste documentée des détenus qui est en possession des parents et qui comporte plus de 600 noms de Libanais conduits du Liban en Syrie. » La lettre souligne ainsi qu’une simple comparaison entre la liste des noms des prisonniers que Damas a reconnue et celle en possession du comité et de la commission de Fouad el-Saad permet de constater que Damas « libérerait, peut-être, des personnes accusées dans des affaires criminelles ou détenues pour des raisons différentes de celles se rapportant au dossier des détenus arbitrairement en Syrie ». La lettre souligne que le dossier des militaires portés disparus à la suite des offensives syriennes du 13 octobre 1990 « n’est nullement clos, les parents de ces militaires affirmant contre vents et marées que ces derniers sont toujours détenus dans les prisons syriennes jusqu’à preuve du contraire (…), et en dépit des démentis syriens répétés sur ce plan ». Le dernier mot à ce sujet « doit revenir au chef de l’État » qui a évoqué le dossier dans son discours d’investiture et qui en a fait « un dossier d’État », constate la lettre, insistant sur la nécessité de séparer le dossier des disparus au cours de la guerre civile libanaise de celui des détenus dans les prisons syriennes. « Le premier dossier est lié à la loi libanaise, alors que le second dossier est lié aux dispositions de la loi internationale, plus précisément au traité de Genève qui définit le mécanisme qui doit être suivi pour traiter avec les civils soumis à une occupation. » Et d’appeler enfin à ne pas politiser le dossier, qui demeure aux yeux du comité des parents des détenus et des associations de droits de l’homme « une cause humanitaire qui ne supporte pas l’atermoiement » et qui « devrait être tenue à l’écart des tiraillements politiques ».
Une délégation de la Fondation des droits de l’homme et du droit humanitaire (FDHDH) et du comité des parents des détenus libanais en Syrie a remis hier une lettre au président du parti Kataëb, Amine Gemayel, exprimant leur « inquiétude concernant les tentatives de clore ce dossier suite à la visite d’un responsable libanais en Syrie » (allusion à Michel Aoun).
La lettre souligne que selon certaines rumeurs, Damas « remettra un nombre précis de détenus à l’un de ses visiteurs politiques ». « Il est important de rappeler, dans ce cadre, que la Syrie a l’habitude de remettre quelques prisonniers libanais à ses visiteurs politiques chrétiens, poursuit la lettre. Nous saluons la libération de tout détenu, quel que soit le moyen. Nous estimons toutefois que le nombre de prisonniers qui seront libérés ne...