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Allemagne Merkel refuse une course « absurde » aux milliards

La chancelière allemande, Angela Merkel, a réaffirmé hier que Berlin n’allait pas se lancer dans une compétition « absurde » consistant à trouver des milliards d’euros pour relancer l’économie. En dépit des critiques en Europe et au sein de son propre parti à l’encontre de sa réaction jugée trop frileuse face à la crise, Merkel a réaffirmé qu’elle n’avait pas l’intention d’ouvrir grand les cordons de la bourse pour relancer une économie allemande entrée en récession. Lors d’un discours prononcé à l’occasion du congrès de sa formation, la CDU, la chancelière a assuré que l’Allemagne continuerait à suivre de très près la situation économique et qu’elle était prête à agir en cas de besoin. « Nous n’allons pas prendre part à une compétition où chacun tente de faire mieux que les autres, avec une liste sans fin de nouvelles propositions, dans une course absurde aux milliards », a déclaré la dirigeante allemande, dont les propos semblaient viser directement le chef de l’État français, Nicolas Sarkozy, et la présidence française de l’Union européenne. À l’issue d’un Conseil des ministres franco-allemand la semaine dernière à Paris, le président français avait déclaré que Paris et Berlin étaient « d’accord sur la nécessité de prendre d’autres mesures » face à la crise, avant d’ajouter « la France y travaille, l’Allemagne y réfléchit ». Merkel exclut de baisser les impôts Plusieurs de ses partenaires ont appelé l’Allemagne, dont les finances publiques sont à l’équilibre et qui dépend fortement des exportations, à contribuer davantage à la relance de l’économie. Merkel est restée sourde à ces appels, mais elle a en revanche insisté hier sur la détermination de l’Allemagne à parvenir à un budget à l’équilibre au cours des quatre prochaines années. Ses déclarations n’ont pas fait taire les critiques. Merkel, qui est parvenue à rester populaire dans l’opinion en dépit des interrogations sur sa gestion de la première crise qu’elle ait eu à affronter depuis son arrivée au pouvoir en 2005, a réaffirmé qu’il n’y aurait pas de baisses d’impôts d’ici aux prochaines élections législatives de septembre. « Ce que nous ne ferons pas, c’est prendre des mesures immédiates pour relancer l’économie sur une période limitée au lieu de réfléchir à une réforme structurelle de la fiscalité », a déclaré Merkel, critiquant implicitement la décision du Premier ministre britannique, Gordon Brown, de baisser la taxe sur la valeur ajoutée.
La chancelière allemande, Angela Merkel, a réaffirmé hier que Berlin n’allait pas se lancer dans une compétition « absurde » consistant à trouver des milliards d’euros pour relancer l’économie.
En dépit des critiques en Europe et au sein de son propre parti à l’encontre de sa réaction jugée trop frileuse face à la crise, Merkel a réaffirmé qu’elle n’avait pas l’intention d’ouvrir grand les cordons de la bourse pour relancer une économie allemande entrée en récession.
Lors d’un discours prononcé à l’occasion du congrès de sa formation, la CDU, la chancelière a assuré que l’Allemagne continuerait à suivre de très près la situation économique et qu’elle était prête à agir en cas de besoin.
« Nous n’allons pas prendre part à une compétition où chacun tente de faire mieux que les...