La Réserve fédérale américaine a présenté hier un nouveau plan de soutien aux marchés financiers d’un montant global de 600 milliards de dollars, destiné à favoriser le dégel des marchés du crédit immobilier, du crédit à la consommation et des prêts aux PME.
La banque centrale se dit prête à racheter jusqu’à 100 milliards de dettes émises par Fannie Mae, Freddie Mac et les Federal Home Loan Banks, les organismes de refinancement de crédits immobiliers bénéficiant de la garantie de l’État.
Elle s’engage aussi à reprendre jusqu’à 500 milliards de dollars de titres adossés à des prêts immobiliers (MBS, Mortage-Backed Securities) de Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae.
Ces mesures, explique-t-elle dans un communiqué, « sont prises pour réduire le coût et augmenter la disponibilité du crédit pour l’achat de logements, ce qui devrait à son tour soutenir le marché immobilier et favoriser plus généralement l’amélioration de la situation des marchés financiers ».
Parallèlement, la Fed va lancer une facilité de 200 milliards de dollars destinée à favoriser la distribution de prêts étudiants, de crédits automobiles, de cartes de crédit et de prêts accordés par la Small Business Administration, l’agence fédérale de soutien aux petites et moyennes entreprises.
Le Trésor américain contribuera à ce plan via une garantie du crédit qui sera fournie à la Fed et financée à hauteur de 20 milliards de dollars.
Le secrétaire au Trésor Henry Paulson a ajouté que la situation économique serait peut-être bien pire qu’elle ne l’est actuellement si le Congrès n’avait pas adopté son plan de sauvetage du secteur financier, doté de 700 milliards de dollars.
Paulson, lors d’une conférence de presse, a aussi plaidé la patience en estimant qu’il serait « naïf » de croire qu’une crise du crédit d’une telle ampleur puisse être réglée avec une seule mesure ou une seule loi.
Il a indiqué qu’il travaillerait en étroite concertation avec son futur successeur Timothy Geithner et souligné que celui-ci avait une connaissance approfondie de ce qu’il convenait de faire.
« L’un des gros problèmes auxquels nous sommes confrontés, c’est la faiblesse de la demande sur le marché de la dette. On a assisté à un assèchement total du marché de la dette titrisée, comme les cartes de crédit ou les prêts étudiants, explique Scott Brown, chef économiste de Raymond James & Associates. Et voilà que la Fed retire un bon paquet de dettes du marché, ce qui ne fera pas de mal. Je crois que cela contribuera au déblocage des marchés du crédit ; la fuite vers la sécurité des “Treasuries” pourrait s’atténuer. »
L’annonce de ce plan, quelques minutes avant la révision à la baisse des chiffres de la croissance américaine pour le troisième trimestre, a favorisé la hausse de Wall Street à l’ouverture.
La Réserve fédérale américaine a présenté hier un nouveau plan de soutien aux marchés financiers d’un montant global de 600 milliards de dollars, destiné à favoriser le dégel des marchés du crédit immobilier, du crédit à la consommation et des prêts aux PME.
La banque centrale se dit prête à racheter jusqu’à 100 milliards de dettes émises par Fannie Mae, Freddie Mac et les Federal Home Loan Banks, les organismes de refinancement de crédits immobiliers bénéficiant de la garantie de l’État.
Elle s’engage aussi à reprendre jusqu’à 500 milliards de dollars de titres adossés à des prêts immobiliers (MBS, Mortage-Backed Securities) de Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae.
Ces mesures, explique-t-elle dans un communiqué, « sont prises pour réduire le coût et augmenter la disponibilité du crédit...
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