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Proche-Orient Si le dialogue interpalestinien échoue, Abbas convoquera des élections début 2009

Israël a décidé hier de maintenir la fermeture des points de passage avec la bande de Gaza, en représailles à des tirs de roquettes depuis le territoire palestinien. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a annoncé hier qu’il convoquerait des élections générales faute d’une réconciliation avec le Hamas. « Nous sommes prêts à poursuivre le dialogue (avec le Hamas) et nous n’épargnerons aucun effort afin que ce dialogue réussisse. Mais s’il ne réussit pas, au début de l’année prochaine, j’appellerai à des élections présidentielle et législatives », a affirmé M. Abbas devant le Conseil central de l’OLP (CCOLP). Il a précisé qu’un décret présidentiel serait publié en ce sens, tout en appelant à la tenue d’un nouveau round de négociations avec les islamistes. L’actuelle législature, dominée par le Hamas, arrive à son terme en janvier 2010 et la Loi fondamentale palestinienne (Constitution) n’autorise pas le président à la dissoudre. M. Abbas n’a pas précisé quels arguments juridiques il allait faire prévaloir pour organiser de nouvelles élections. En outre, le CCOLP a désigné M. Abbas « président de l’État de Palestine ». Cette mesure semble destinée à renforcer M. Abbas face au Hamas. Pour sa part, le Hamas a immédiatement refusé l’éventualité de tels scrutins. « Nous rejetons l’appel à des élections qui est illégal et inconstitutionnel », a affirmé à l’AFP un porte-parole du Hamas à Gaza, Fawzi Barhoum. « Le mandat du président Abbas s’achève le 9 janvier. La législature est, quant à elle, de quatre ans (et s’achève ainsi en janvier 2010). La loi n’accorde aucune autorité au président sur le Parlement et personne ne peut le dissoudre de manière anticipée », a ajouté un autre porte-parole du Hamas, Taher al-Nounou. Il a toutefois espéré que le « dialogue réussisse et que la présidence établisse un climat propice, en libérant par exemple les prisonniers (du Hamas) en Cisjordanie ». Le Hamas avait annulé une réunion de réconciliation au Caire, prévue début novembre, en signe de protestation contre les arrestations de ses militants en Cisjordanie par les forces de sécurité palestiniennes. Laissant la porte ouverte au dialogue, M. Abbas a proposé un document qui, selon lui, devra servir de base de discussion avec le Hamas. Reprenant les grandes lignes d’un document égyptien, il prévoit « la création d’un gouvernement provisoire accepté par toutes les factions et respectant le programme de l’OLP ». L’OLP a reconnu Israël et accepté le principe de deux États – israélien et palestinien – vivant côte à côte, contrairement au Hamas. M. Abbas a, par ailleurs, dressé un constat d’échec des négociations avec Israël et blâmé l’État hébreu pour n’avoir respecté aucun de ses engagements auprès de la communauté internationale, en tête desquels un arrêt total de la colonisation en Cisjordanie. « Nous ne nous sommes mis d’accord jusqu’à présent sur aucune question. Tous les dossiers restent en discussion », a-t-il affirmé. « Même si (la secrétaire d’État américaine) Condoleezza Rice ou quelqu’un en son nom a dit, même si (son homologue israélienne) Tzipi Livni ou quelqu’un en son nom a dit qu’il existait des accords en préparation, cela n’est pas vrai », a-t-il ajouté. « Tout le monde sait qu’Israël n’a cessé à aucun moment la colonisation, la construction du mur, les agressions et refuse d’ouvrir des institutions (palestiniennes) à Jérusalem », a-t-il indiqué. D’autre part, le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, s’est exprimé hier à l’ouverture d’une réunion de deux jours à Damas sur le droit au retour des Palestiniens. « Ce qui se passe à Gaza est une tragédie. Honte à ceux qui gardent le silence sur le crime du blocus imposé à Gaza. Honte aux régimes arabes et musulmans ainsi qu’à la communauté internationale », a-t-il dit. M. Mechaal a, par ailleurs, estimé que le retour des Palestiniens de la diaspora dans leurs foyers était « un droit naturel garanti par les lois internationales ». « Nous refusons les indemnités, l’implantation des Palestiniens dans les pays d’accueil », a-t-il martelé, en jugeant que « tous ceux qui font des compromis sur le droit au retour participent à un grand crime ». En outre, il a qualifié l’élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis de « grand changement » sur la scène internationale. « J’appelle les Arabes à ne pas se hâter pour proposer de nouvelles initiatives (de paix avec Israël). C’est Obama qui doit présenter quelque chose aux Arabes », a-t-il indiqué.
Israël a décidé hier de maintenir la fermeture des points de passage avec la bande de Gaza, en représailles à des tirs de roquettes depuis le territoire palestinien.
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a annoncé hier qu’il convoquerait des élections générales faute d’une réconciliation avec le Hamas. « Nous sommes prêts à poursuivre le dialogue (avec le Hamas) et nous n’épargnerons aucun effort afin que ce dialogue réussisse. Mais s’il ne réussit pas, au début de l’année prochaine, j’appellerai à des élections présidentielle et législatives », a affirmé M. Abbas devant le Conseil central de l’OLP (CCOLP). Il a précisé qu’un décret présidentiel serait publié en ce sens, tout en appelant à la tenue d’un nouveau round de négociations avec les islamistes. L’actuelle législature,...