Décès du peintre
et graphiste belge
Guy Peellaert
Le peintre, graphiste et photographe belge Guy Peellaert, qui avait notamment illustré les légendes du rock et du cinéma américain, est décédé à Paris à l’âge de 74 ans des suites d’une longue maladie, a-t-on appris auprès de l’un de ses agents, Noémie Mainguet. Né le 6 avril 1934 à Bruxelles, il s’était fait connaître dans les années 1960 avec des bandes dessinées à l’esthétique psychédélique avant de se consacrer à la peinture. Formé aux beaux arts de Bruxelles, Guy Peellaert, qui se qualifiait lui-même de « faiseur d’images », utilisait toutes les techniques, dessin, photo, peinture, dont il faisait une œuvre mixte. Il était notamment l’auteur en 1972 d’une série de 25 tableaux intitulés « Rock Dreams », et de nombreuses pochettes de disques pour les stars du rock, de David Bowie (Diamond dogs) aux Rolling Stones (It’s only Rock and roll). Affichiste de renommée mondiale, il a également créé les affiches de films du cinéaste allemand Wim Wenders (Paris-Texas, Les ailes du désir), de Martin Scorsese (Taxi driver) ou Robert Altman (Short Cuts).
L’acteur belge Benoît Poelvoorde interné
L’acteur belge Benoît Poelvoorde, qui a percuté dimanche soir des voitures à l’arrêt à Namur (sud de la Belgique), a été transféré dans un service hospitalier psychiatrique, a indiqué le parquet de Namur. Après avoir embouti trois voitures en stationnement derrière le casino de Namur, l’acteur de 44 ans a été interrogé par la police, a précisé une source du parquet à l’AFP, confirmant des informations diffusées par la chaîne de télévision RTL-TVI. Selon le parquet, « il n’était pas en état de conduire, d’une grande nervosité, sous l’influence de substances non identifiées ». Benoît Poelvoorde a demandé lui-même à être transféré dans l’unité psychiatrique de l’hôpital de Namur, sa ville natale. Au mois d’avril, il avait été condamné par un tribunal de Namur pour conduite en état d’ébriété, après avoir percuté en 2007 la façade d’une maison avec son véhicule 4x4. Un test d’alcoolémie avait révélé que l’interprète de Brutus dans Astérix aux jeux Olympiques présentait un taux de 1,42 gramme d’alcool par litre de sang, alors qu’en Belgique, le taux toléré est de 0,5 gramme. Pour sa défense, M. Poelvoorde avait produit un certificat médical attestant qu’il avait pris des anxiolytiques, parce qu’il traversait, de son propre aveu, une profonde dépression.
La correspondance privée d’Hergé
en vente à Paris
Georges Remi, le neveu d’Hergé, mettra en vente publique demain, à Paris, plus de 300 lettres, photos et croquis réalisés par le créateur de Tintin, a rapporté hier le quotidien bruxellois Le Soir. « J’ai quelques scrupules à mettre en vente cette correspondance entre Hergé, Germaine (la première épouse d’Hergé), Jacobs et Evany, deux autres fondateurs du journal Tintin, mais j’ai 60 ans et je veux tourner la page », a expliqué au Soir le neveu d’Hergé, qui vit désormais en Normandie (ouest de la France). Philippe Goddin, biographe d’Hergé, a indiqué au Soir que « dans ses lettres, Hergé se livre tel qu’il est, en toute sincérité ». « Il raconte ses moments de désarroi, de séparation, de crise conjugale, de crise artistique (...) Le ton est donc radicalement différent des interviews formatées de l’époque. » Les Studios Hergé, dirigés par la veuve d’Hergé, Fanny Rodwell, ne feront pas d’offre, a affirmé leur porte-parole Marcel Wilmet, cité par Le Soir. Ils considèrent que cette correspondance est « d’un grand intérêt pour les historiens, mais pas pour l’iconographie » du futur musée Hergé en construction à Louvain-la-Neuve (centre de la Belgique). La vente, qui mettra aussi aux enchères des éditions originales des albums de Tintin, est organisée par Artcurial, sur le rond-point des Champs-Élysées, à Paris.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats