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Actualités - Opinion

Fritures verbeuses

En ces temps troublés où les pouvoirs publics se défoncent la truffe et ramassent à la pelle terroristes et espions pro-israéliens, alors qu’ils ont été infoutus jusque-là de saisir ne serait-ce que la touffe d’un des allumés responsables de la bombinothérapie de Beyrouth, deux colifichets nous sont tombés du ciel pour faire joujou : la « coordination » sécuritaire avec les frérots d’à côté et le dialogue des religions et des civilisations. Deux sujets, à l’évidence, d’une importance planétaire, qui occuperont les Libanais pendant que les Bourses mondiales se cassent la gueule, que la présidence américaine change de peau et, pire que tout, que le sous-Premier ministre Abou Jamra n’a toujours pas de strapontin au Grand Sérail pour y poser son auguste fessier. Comme il se doit, deux camps s’arrachent le premier hochet : la camarilla du Barbichu de Koraytem d’un côté, les agités barbus du Hezbollah et leurs croupions déshérités d’Amal de l’autre. Les premiers, c’est connu, ne peuvent blairer les calcifiés du Baas syrien. Eux, leur style de beauté, c’est plutôt les sociaux-démocrates scandinaves d’Arabie, auxquels sont venus récemment s’ajouter les néo-travaillistes égyptiens de la métairie à Moubarak. Quant aux seconds, ils voient dans le fiston Assad le « soleil de la nation arabe », ce cliché lumineux émanant d’un Talal Arslane sans doute peu éclairé par l’EDL. Certes, les Huit-Martiens savent bien qu’on ne négocie pas avec le Timonier de Damas comme on le ferait avec le roi des Belges, mais ils sont prêts à reprendre la tétine syrienne rien que pour emmerder « les salauds d’en face »… Ceux pour qui ce profond débat d’idées n’est pas particulièrement leur tasse de thé pourront toujours se rabattre sur le gag du dialogue des religions ayant le Liban pour centre. Dans un pays où les communautés se massacrent allègrement depuis des siècles, la proposition est pas mal culottée. D’autant plus qu’une domiciliation en Israël de la religion juive en a déjà fait tousser plus d’un, dont notamment le Sayyed Barbu qui a été pris d’une quinte au cours de sa dernière intervention et proposé carrément de la délocaliser. On voit d’ici le verbiage : « Y a que le dieu que j’adore qui est génial, le tien c’est de la roupie de sansonnet, mais parlons-en. » Difficile de raconter le vide sans tomber dedans… ¦ Gaby Nasr
En ces temps troublés où les pouvoirs publics se défoncent la truffe et ramassent à la pelle terroristes et espions pro-israéliens, alors qu’ils ont été infoutus jusque-là de saisir ne serait-ce que la touffe d’un des allumés responsables de la bombinothérapie de Beyrouth, deux colifichets nous sont tombés du ciel pour faire joujou : la « coordination » sécuritaire avec les frérots d’à côté et le dialogue des religions et des civilisations. Deux sujets, à l’évidence, d’une importance planétaire, qui occuperont les Libanais pendant que les Bourses mondiales se cassent la gueule, que la présidence américaine change de peau et, pire que tout, que le sous-Premier ministre Abou Jamra n’a toujours pas de strapontin au Grand Sérail pour y poser son auguste fessier.
Comme il se doit, deux camps...