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France Inquiétude après des actes de malveillance sur les chemins de fer

Le parquet antiterroriste a été saisi hier après une série d’actes de malveillance contre les chemins de fer français. Caténaires sabotées, plaques de béton posées sur une voie : ces attaques ont frappé la ligne TGV (train à grande vitesse) Paris-Lille et retardé 160 TGV Eurostar et Thalys samedi avec leurs milliers de passagers. Dimanche soir, un TGV reliant Bruxelles-Paris-Perpignan (Sud) a également percuté deux plaques de béton posées sur une voie. Aucune revendication n’est encore parvenue à la SNCF, l’entreprise publique des chemins de fer. « Mais qui en veut à la SNCF ? » se demandait hier le quotidien Le Parisien pour illustrer cette inquiétude, alors que Libération évoquait des « sabotages sous haute tension ». Le Figaro estimait de son côté que « les saboteurs ont fait un travail de spécialistes ». Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a souligné dimanche que c’était « la quatrième fois en trois semaines que des actes de malveillance » perturbaient « gravement le trafic » des trains. Il a évoqué une possible « corrélation » entre ces différents actes. Seule certitude, selon lui, il n’y avait pas de volonté de mettre en danger la sécurité des voyageurs. Si les enquêteurs « n’excluent aucune hypothèse », il ne fait guère de doute que les actes de malveillance portent la signature de connaisseurs. Une intervention sur des lignes chargées à 25 000 volts et situées à 7 m de hauteur ne peut se faire sans risque d’électrocution. Dans la nuit de vendredi à samedi, des tiges de fer à béton avaient été fixées sur des caténaires, les fils d’alimentation électrique qui surplombent la voie. Heurtées par des trains-balais qui vérifient tous les jours la sécurité des voix et roulant à 170 km/h, les fers ont neutralisé les caténaires. « Le travail d’entretien sur les caténaires s’effectue la nuit sur les lignes à grande vitesse, le courant est coupé pendant nos interventions, il suffit de savoir quand a lieu une intervention pour prendre une échelle et installer le fer à béton et repartir », a expliqué à l’AFP un spécialiste de l’entretien des caténaires s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. Sans croire à la « théorie d’une bande très organisée, avec des revendications très formalisées », le syndicat CFTC des cheminots a observé que les incidents sont le fruit « d’une réflexion préalable et d’une technique élaborée » chez leurs auteurs. Il s’est inquiété hier de « l’effet d’émulation et d’escalade que pourraient entraîner ces actes ». Un autre syndicat, Force ouvrière (FO-cheminots) a pressé hier le ministère de l’Intérieur d’aider la SNCF à veiller à « la sécurité » de ses 34 000 km de lignes. La société compte 2 000 agents affectés à cette tâche. Trop peu, selon ce syndicat.
Le parquet antiterroriste a été saisi hier après une série d’actes de malveillance contre les chemins de fer français. Caténaires sabotées, plaques de béton posées sur une voie : ces attaques ont frappé la ligne TGV (train à grande vitesse) Paris-Lille et retardé 160 TGV Eurostar et Thalys samedi avec leurs milliers de passagers. Dimanche soir, un TGV reliant Bruxelles-Paris-Perpignan (Sud) a également percuté deux plaques de béton posées sur une voie. Aucune revendication n’est encore parvenue à la SNCF, l’entreprise publique des chemins de fer.
« Mais qui en veut à la SNCF ? » se demandait hier le quotidien Le Parisien pour illustrer cette inquiétude, alors que Libération évoquait des « sabotages sous haute tension ». Le Figaro estimait de son côté que « les saboteurs ont fait un travail de...