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Ventes Octobre noir pour le marché auto

Le marché automobile mondial continue de dévisser. Les résultats des ventes sur les différents marchés automobiles de la planète tombent au fil des heures. Si les chiffres viennent concrètement de divers horizons géographiques, une tendance commune caractérise l’ensemble : le recul. Un repli constaté sur la majeure partie des marchés du Vieux continent, certes à échelons différents, ainsi qu’au Japon et aux États-Unis. En prenant en compte les premiers chiffres actuellement connus, la chute la plus importante, 40 %, frappe le marché espagnol. Soit un résultat historiquement bas encore plus frappant et dramatique que le recul de 32 % enregistré en septembre dernier. Pourtant, depuis la fin de l’été, le gouvernement espagnol a instauré un plan permettant de bénéficier d’un crédit à taux zéro sur les 5 000 premiers euros lors de l’achat d’une voiture. Insuffisant pour enrayer une dangereuse spirale qui n’épargne évidemment aucun constructeur. Le marché italien perd également du terrain, à hauteur de 18,9 %, par rapport au mois d’octobre 2007. Soit un volume de ventes de 167 940 unités. L’Allemagne chute pour sa part de 10 %. Quelques milliers de kilomètres plus à l’est, le marché japonais recule également en octobre, soit pour le troisième mois consécutivement, de 13,1 % à 233 922 unités. Il s’agit là du second plus mauvais bilan depuis 1968 (196 445 unités) grâce aux données compilées depuis cette époque par l’Association des constructeurs japonais. Tous les segments baissent au pays du soleil levant. Globalement, au mois d’octobre, le marché américain a chuté de près de 31,9 % vis-à-vis d’octobre 2007 (833 156 unités). Selon le vice-président des ventes de GM pour l’Amérique du Nord : « Si on tient compte de la population, c’est probablement le pire mois pour les ventes automobiles de l’après-guerre. » Le cabinet Autodata table en 2008 sur 10,56 millions de voitures vendues, soit « le plus bas niveau depuis 1983 ». Les constructeurs américains subissent de très fortes baisses. Leurs homologues étrangers présents sur le sol US enregistrent également d’importants replis. Le deuxième constructeur automobile Ford recule de 30,2 % par rapport à octobre 2007 avec un volume de 132 838 unités écoulées, soit, depuis le début de 2008, une baisse de 18,7 %. Volvo enregistre pour sa part une dégringolade à -50 %. General Motors dévisse littéralement à -45 % pour un total de 170 585 modèles écoulés. Un résultat historiquement bas que le constructeur n’avait plus enregistré depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Chrysler fait pour sa part état d’une baisse de 35 % des ventes à 94 530 véhicules commercialisés. Les constructeurs japonais peinent également dangereusement. Nissan, Honda et Toyota chutent respectivement de 33 %, 25 % et 23 % (152 101 unités). Les constructeurs haut de gamme ne peuvent aussi que constater les dégâts. Ainsi, Porsche, à -50,1 %, et Daimler, à -24,5 %, reculent fortement (environ -60 % chez Lamborghini et Bentley). Les Allemands Mercedes et BMW affichent des replis de 36,7 % et 8,5 %. Le premier bilan général confirme la tendance enregistrée ces derniers mois. Cette performance devrait aussi se traduire par une accélération des discussions entre GM et Chrysler qui ne pourront ainsi longtemps tenir le cap. Autre conséquence malheureusement attendue : de nouvelles annonces de périodes de chômage technique ou de fermetures de sites industriels. Une ultime précision : depuis le début de l’année et jusqu’à aujourd’hui, le total des ventes de véhicules aux USA a atteint 10,6 millions d’unités. À période similaire l’an dernier, il affichait 16 millions d’unités…
Le marché automobile mondial continue de dévisser. Les résultats des ventes sur les différents marchés automobiles de la planète tombent au fil des heures.
Si les chiffres viennent concrètement de divers horizons géographiques, une tendance commune caractérise l’ensemble : le recul. Un repli constaté sur la majeure partie des marchés du Vieux continent, certes à échelons différents, ainsi qu’au Japon et aux États-Unis.
En prenant en compte les premiers chiffres actuellement connus, la chute la plus importante, 40 %, frappe le marché espagnol. Soit un résultat historiquement bas encore plus frappant et dramatique que le recul de 32 % enregistré en septembre dernier. Pourtant, depuis la fin de l’été, le gouvernement espagnol a instauré un plan permettant de bénéficier d’un crédit à taux zéro sur les 5...