ArcelorMittal amplifie
la baisse de sa production et réduit
ses objectifs
Face au ralentissement de la demande d’acier, le numéro un mondial du secteur ArcelorMittal va réduire sa production mondiale de 35 % au quatrième trimestre, contre 15 % visé initialement, pour « s’adapter » à la baisse de la demande. Autre conséquence de la crise, ArcelorMittal va accroître d’un milliard de dollars son objectif d’économies sur cinq ans, à 5 milliards. La tourmente financière l’oblige en outre à « faire une pause » dans ses projets d’investissements. Sans pour autant « changer ses plans à long terme », selon ses dirigeants. Enfin, elle va peser sur ses résultats : son résultat brut d’exploitation devrait être compris au quatrième trimestre entre 2,5 et 3 milliards de dollars, contre 4,85 milliards un an plus tôt.
Des profits réduits
à la portion congrue pour BNP et SG
BNP Paribas et SG ont encore affiché des bénéfices au troisième trimestre même si l’aggravation de la crise financière les a réduits comme peau de chagrin. BNP Paribas a dévoilé hier un résultat net de 901 millions d’euros, en baisse de 55 % par rapport au troisième trimestre 2007. SG a enregistré pour sa part un repli encore plus marqué de son bénéfice, de 83 %, à 183 millions d’euros.
SG et BNP Paribas ont accepté un prêt de l’État pour renforcer leurs fonds propres, faute de pouvoir faire appel au marché, de 1,7 milliard pour l’une et 2,55 milliards pour l’autre. En contrepartie, elles se sont engagées à augmenter de 4 % leurs encours de crédits aux entreprises et aux particuliers en 2009, ce qui correspond au haut de la fourchette fixée par le gouvernement.
Total ne connaît pas la crise et réalise des résultats record
Esquivant la crise financière, le français Total a dégagé le bénéfice le plus élevé de son histoire au troisième trimestre. Le bénéfice net ajusté de Total a bondi de 35 % au troisième trimestre à 4,1 milliards d’euros. Sur les neuf premiers mois de 2008, le bénéfice a gagné 21 % à 11 milliards d’euros, un record là aussi. Total profite notamment de l’envolée des prix du brut, qui ont atteint un sommet historique à plus de 147 dollars en juillet. Sur le trimestre, le prix moyen du baril de Brent s’est ainsi élevé à 115,1 dollars en moyenne, soit 54 % plus cher qu’à la même époque de 2007. Le prix moyen de vente du gaz a, lui, progressé de 67 % sur le trimestre. Les investissements nets du groupe, hors acquisitions, se sont élevés à 7,3 milliards d’euros depuis le début de l’année.
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