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Marseille joue son plan B

Cancre de la compétition, Marseille a quasiment abandonné l’espoir fou d’une qualification pour le 2e tour de la Ligue des champions, mais peut encore laver un tantinet l’affront en se faufilant en Coupe de l’UEFA à condition de battre Eindhoven ce soir. La lecture des classements des groupes donne la mesure de l’échec marseillais: sur les 16 équipes engagées, seul le FC Bâle, en raison d’un goal average dramatique, a pour l’instant fait pire que l’OM, dernier du groupe D avec trois défaites. Le dernier échec, à Eindhoven au match aller le 22 octobre (2-0), est celui qui a causé le plus de ravages. Arrivé plein d’espoirs, assez légitimes au vu de ses prestations initiales, l’OM n’avait rien montré au Philips Stadion. « C’est trop gros pour être vrai ! » avait alors lancé le président Pape Diouf devant un spectacle à ce point désolant qu’il crut voir « un match de coupe de Provence »... La mise au point fut sévère, notamment celle du coach Éric Gerets, meurtri d’avoir offert un tel non-match devant ce public qui fut longtemps le sien et où il jouit encore d’un grand respect. Deux semaines plus tard, l’OM semble dans de meilleures dispositions. La nette victoire devant Saint-Étienne samedi en championnat (3-1) a de nouveau mis en lumière le gros potentiel offensif de l’équipe. C’est sa marque de fabrique. C’est aussi ce que le public du Vélodrome attend, même si ce jeu d’attaque n’est pas sans risque en raison notamment des espaces qu’il libère au milieu de terrain comme samedi. Logique revers de la médaille. Devant le PSV, l’OM n’aura en tout cas pas d’autre choix que d’attaquer. Il en va de la 3e place, ce plan B encore envisageable à trois matches de la fin du premier tour. Ce serait un moindre mal, bien que non conforme aux ambitions du début de saison, où il s’agissait de franchir ce premier tour. Il en va aussi de l’honneur, de montrer à l’Europe du foot que Marseille n’est pas la mauvaise adresse du continent. Cela peut toujours servir, lorsqu’il s’agit par exemple de recruter à l’étranger. Le PSV paraît moins sous pression. L’entraîneur Huub Stevens a prévenu : ses troupes joueront « avec l’intention de ne pas perdre ». On comprend cet objectif : le public et les observateurs néerlandais n’attendaient pas de miracle cette saison d’une équipe profondément remaniée. Un parcours en Coupe de l’UEFA n’y serait pas vécu comme un échec, contrairement à l’OM. Le PSV misera donc sans doute sur sa capacité à contrer et sur la forme du bourreau de l’OM au match aller, l’attaquant Danny Koevermans, auteur d’un but magnifique samedi en championnat face à Willem II. Un lob subtil en pleine course, qualifié de « but du mois » par Stevens. « Mon doublé face à Marseille il y a deux semaines a vraiment servi de déclic. Depuis, je joue en confiance », a expliqué le joueur qui fêtait ses 30 ans ce week-end. Et comme l’OM a parfois tendance à faire briller ses adversaires, méfiance.
Cancre de la compétition, Marseille a quasiment abandonné l’espoir fou d’une qualification pour le 2e tour de la Ligue des champions, mais peut encore laver un tantinet l’affront en se faufilant en Coupe de l’UEFA à condition de battre Eindhoven ce soir.
La lecture des classements des groupes donne la mesure de l’échec marseillais: sur les 16 équipes engagées, seul le FC Bâle, en raison d’un goal average dramatique, a pour l’instant fait pire que l’OM, dernier du groupe D avec trois défaites.
Le dernier échec, à Eindhoven au match aller le 22 octobre (2-0), est celui qui a causé le plus de ravages. Arrivé plein d’espoirs, assez légitimes au vu de ses prestations initiales, l’OM n’avait rien montré au Philips Stadion.
« C’est trop gros pour être vrai ! » avait alors lancé le président Pape...