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Actualités - Chronologie

Polémique Concertations et débat sur les prérogatives du vice-Premier ministre

Les prérogatives du vice-Premier ministre ont été longuement débattues hier dans les cercles politiques, après que Issam Abou Jamra se fut retiré, la veille, de la réunion du Conseil des ministres. La « fronde » du vice-Premier ministre Issam Abou Jamra, qui réclame la reconnaissance de ses prérogatives, a été au centre d’une réunion qui a eu lieu hier au Grand Sérail entre le Premier ministre, Fouad Siniora, et Issam Abou Jamra, après une médiation du ministre Ibrahim Chamseddine, qui était présent. À l’issue de la réunion, M. Abou Jamra a précisé que « ce qui s’est passé mardi soir lors de la réunion du Conseil des ministres était un retrait, pas un boycott ». Il a souligné que la réunion d’hier « a servi à un échange de points de vue et à une tentative de résoudre les problèmes autour d’un sujet important qui est le règlement interne du Conseil des ministres ». « Cette réunion était un premier pas qui aura une suite demain », a-t-il ajouté. Interrogé sur le résultat de la réunion, M. Abou Jamra a estimé que « ce résultat n’est ni positif ni négatif », enchaînant sur le fait que « ce qui se passe en Conseil des ministres n’engendre pas nécessairement une animosité ni une rupture avec qui que ce soit, le désaccord reste objectif et nous sommes d’accord depuis Doha que l’État doit continuer à fonctionner et que tout désaccord doit être réglé à l’intérieur des séances ou à l’extérieur ». À la question de savoir si cette réunion avait changé quoi que ce soit à sa présence aux séances du cabinet, M. Abou Jamra a assuré que « rien n’a encore changé ». Pour sa part, M. Chamseddine a estimé que la réunion « était plus que préparatoire, et moins que définitive ». « Il y aura des réunions de suivi pour continuer ce dialogue calme, rationnel et franc sur de nombreux sujets soulevés par le vice-Premier ministre », a-t-il ajouté. Pour sa part, en soirée, Fouad Siniora, qui était reçu par le chef de l’État, et en réponse à une question sur l’affaire Abou Jamra, a mis l’accent sur « la nécessité d’une coordination entre tous les ministères ainsi qu’avec le vice-président du Conseil, qui a une valeur ajoutée, mais conformément à la Constitution ». « Il n’est en aucune façon possible, actuellement, de sortir de la Constitution », a-t-il ajouté, en mettant l’accent sur « toute la bonne volonté pour parvenir à une solution », concernant l’affaire des prérogatives du vice-Premier ministre. Par ailleurs, Farid Makari, vice-président du Parlement, reçu par M. Siniora, a déclaré avoir abordé avec lui « la redynamisation du rôle orthodoxe dans les postes-clés de l’État ». Interrogé sur les prérogatives du vice-Premier ministre, il a affirmé « avoir constaté que le Premier ministre est positif à ce propos, à condition qu’il soit traité de manière acceptable par rapport à la Constitution ». Il a rappelé qu’il revendiquait toujours les droits de la communauté orthodoxe, mais qu’il n’était pas d’accord avec la manière employée par M. Abou Jamra. De son côté, le député Hagop Pakradounian a estimé que « le sujet des prérogatives du vice-Premier ministre ne revêt pas un caractère constitutionnel, mais c’est une question de pratique depuis 1943 ». Pour lui, « M. Siniora ne peut pas dire non, parce qu’aujourd’hui, le Conseil des ministres est bâti sur le concept de partenariat, et si on n’accorde pas aux partenaires leurs droits complets, il n’y a plus de gouvernement ». À signaler que le ministre Tarek Mitri a transmis hier un message du Premier ministre au métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi. Celui-ci a reçu dans la journée une délégation du Courant patriotique libre (CPL), présidée par Nicolas Sehnaoui, venue lui expliquer les circonstances de l’affaire. M. Sehnaoui a affirmé que « le sujet des droits de la communauté orthodoxe, bafoués par le gouvernement, a été soulevé ». Interrogé sur le même sujet, le député Boutros Harb a affirmé qu’« en tant que chrétien, je ne peux qu’être favorable à l’adoption de ces prérogatives, mais seulement si le sujet est soulevé de manière pacifique et calme », voyant dans « la surenchère une tentative de susciter la compassion des électeurs ». À la question de savoir pourquoi les Forces libanaises (FL) n’avaient pas encore commenté l’affaire, le député Antoine Zahra a répondu que « cette crise a été provoquée artificiellement, ce n’est pas une affaire politique, et surtout pas chrétienne ». Enfin, le député Farid Habib (FL) a estimé que le bruit fait autour de cette affaire « sert à couvrir la visite (du député Michel) Aoun à Téhéran ».
Les prérogatives du vice-Premier ministre ont été longuement débattues hier dans les cercles politiques, après que Issam Abou Jamra se fut retiré, la veille, de la réunion du Conseil des ministres.
La « fronde » du vice-Premier ministre Issam Abou Jamra, qui réclame la reconnaissance de ses prérogatives, a été au centre d’une réunion qui a eu lieu hier au Grand Sérail entre le Premier ministre, Fouad Siniora, et Issam Abou Jamra, après une médiation du ministre Ibrahim Chamseddine, qui était présent.
À l’issue de la réunion, M. Abou Jamra a précisé que « ce qui s’est passé mardi soir lors de la réunion du Conseil des ministres était un retrait, pas un boycott ». Il a souligné que la réunion d’hier « a servi à un échange de points de vue et à une tentative de résoudre les problèmes...