La crise réduit les ambitions des constructeurs automobiles
le 24 octobre 2008 à 00h00
Victimes de la récente flambée des carburants, du ralentissement économique et de la crise financière, trois des plus grands constructeurs automobiles européens, l’allemand Daimler, l’italien Fiat et le français Renault ont revu hier leurs ambitions de profits à la baisse. « Les conséquences de la crise financière sur l’économie réelle touchent en premier les constructeurs automobiles », explique Ferdinand Dudenhffer, expert allemand du secteur. « La crise financière se transforme en crise économique », a admis M. Zetsche, soulignant que la crise avait provoqué « une chute dramatique sur plusieurs de ses marchés-clés ces dernières semaines ». Si la voiture germanique haut de gamme est touchée, l’italienne Fiat et la française Renault, plus populaires, souffrent tout autant. Le groupe français en a tiré les conséquences en annonçant une réduction de 20 % de sa production au quatrième trimestre. L’impact se lit aussi dans les bénéfices : Daimler revoit à la baisse son bénéfice d’exploitation en 2008 à plus de 6 milliards d’euros, contre 7 jusque-là. Pour 2009, l’allemand s’est gardé de s’avancer, confirmant seulement qu’il allait préparer « un programme plus complet » pour « ajuster la production » aux marchés, c’est-à-dire baisser le nombre des véhicules qui sortiront des chaînes de montage. Il a refusé d’en chiffrer l’ampleur. Et la crise a, semble-t-il, déjà fait tache d’huile sur le personnel. Ainsi, selon le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, Volkswagen va licencier jusqu’à 25 000 travailleurs intérimaires et réduire la production. Aux États-Unis, le dégraissage a déjà commencé : General Motors a annoncé hier qu’il allait recourir à des licenciements secs pour affronter ses difficultés financières, son programme de départs volontaires ne suffisant plus face à l’intensification de la crise.
Victimes de la récente flambée des carburants, du ralentissement économique et de la crise financière, trois des plus grands constructeurs automobiles européens, l’allemand Daimler, l’italien Fiat et le français Renault ont revu hier leurs ambitions de profits à la baisse. « Les conséquences de la crise financière sur l’économie réelle touchent en premier les constructeurs automobiles », explique Ferdinand Dudenhffer, expert allemand du secteur. « La crise financière se transforme en crise économique », a admis M. Zetsche, soulignant que la crise avait provoqué « une chute dramatique sur plusieurs de ses marchés-clés ces dernières semaines ». Si la voiture germanique haut de gamme est touchée, l’italienne Fiat et la française Renault, plus populaires, souffrent tout autant. Le groupe français en a...
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