Présidentielle US
Débat de la dernière chance pour McCain
le 16 octobre 2008 à 00h00
Obama creuse toujours l’écart avec le candidat républicain, selon les derniers sondages.
« Ce débat est la dernière chance de McCain de sauver sa campagne », affirmait hier sur sa une le populaire quotidien new-yorkais Daily News. Les deux candidats à la présidentielle avaient rendez-vous ce matin à 4 heures à l’université Hofstra de Hempstead dans l’État de New York (nord-est des États-Unis) pour un débat qui devait durer 90 minutes.
La tâche s’annonce difficile pour le candidat républicain. « Il doit répondre au désespoir de la base républicaine qui espère qu’il traînera dans la boue Obama et, dans le même temps, il doit se montrer raisonnable, calme et capable de diriger la nation en ces temps de crise économique », estime Steven Millner, professeur d’études politiques à l’université San Jose State. Contrairement au deuxième débat, où les candidats répondaient directement aux questions d’un échantillon d’électeurs indécis, MM. McCain et Obama, assis autour d’une même table et non debout comme au cours de leurs deux premiers débats, devaient répondre aux questions du journaliste-modérateur. L’économie et les sujets de politique intérieure sont les deux principaux sujets de ce débat.
M. McCain a promis de se montrer pugnace et notamment d’évoquer les liens entre M. Obama et l’ancien militant d’extrême gauche William Ayers, accusé par le camp républicain d’être un « terroriste ». Mais cette tactique pourrait s’avérer contre-productive. Un sondage publié hier par le quotidien New York Times relève que les électeurs semblent fatigués des attaques à répétition du camp républicain à l’encontre du candidat démocrate. Selon ce sondage, 61 % des électeurs estiment que le sénateur de l’Arizona passe plus de temps à critiquer son adversaire qu’à expliquer son programme. À l’inverse, 63 % des électeurs estiment que le candidat démocrate consacre l’essentiel de son temps à parler de son programme. D’ailleurs, M. Obama est crédité de quatorze points d’avance sur son adversaire républicain John McCain, selon un sondage publié hier dans le New York Times. M. Obama est crédité de 53 % d’intentions de vote contre 39 % pour M. McCain, selon ce sondage réalisé conjointement avec la chaîne CBS.
Certains républicains ont conseillé à M. McCain de profiter de ce dernier face-à-face pour frapper les esprits en annonçant par exemple qu’il ne briguera qu’un seul mandat de quatre ans ou de mettre en avant le fait que la majorité démocrate du Congrès devrait sortir confortée des élections législatives prévues également le 4 novembre et qu’il faudrait un président républicain pour équilibrer les pouvoirs.
Le sénateur de l’Illinois a été jugé vainqueur des deux premiers débats et possède une avance de 9 à 14 points au niveau national, selon les derniers sondages. Les deux candidats ont affiné leurs propositions économiques avant le débat. L’économie est de loin le principal sujet de préoccupation des électeurs américains.
Indépendamment des aléas des marchés financiers et de la crise actuelle, les comptes des candidats ne connaissent pas la crise et l’argent continue d’affluer pour financer leur campagne. M. McCain a accepté de recevoir 84,1 millions de dollars d’argent public pour financer sa campagne et ne peut théoriquement pas dépenser un cent de plus d’ici au 4 novembre. Le candidat démocrate a en revanche refusé de recevoir de l’argent public et n’est pas tenu de limiter ses dépenses.
Obama creuse toujours l’écart avec le candidat républicain, selon les derniers sondages.
« Ce débat est la dernière chance de McCain de sauver sa campagne », affirmait hier sur sa une le populaire quotidien new-yorkais Daily News. Les deux candidats à la présidentielle avaient rendez-vous ce matin à 4 heures à l’université Hofstra de Hempstead dans l’État de New York (nord-est des États-Unis) pour un débat qui devait durer 90 minutes.
La tâche s’annonce difficile pour le candidat républicain. « Il doit répondre au désespoir de la base républicaine qui espère qu’il traînera dans la boue Obama et, dans le même temps, il doit se montrer raisonnable, calme et capable de diriger la nation en ces temps de crise économique », estime Steven Millner, professeur d’études politiques à l’université San...
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