Largement distancées à la régulière lors de la première moitié de la saison, les Renault connaissent depuis le milieu de l’été une renaissance inespérée. Concrétisée par les victoires de Fernando Alonso à Singapour puis en Chine ces dernières semaines, elle est également visible sur plusieurs mois.
Sur les huit premières courses de l’année, le champion du monde 2005 et 2006 n’avait gratté que dix maigres points pendant que son coéquipier Nelson Piquet se contentait d’un butin de deux points. Depuis la Grande-Bretagne, la marque au losange est passée à la vitesse supérieure : 54 points glanés, deux victoires pour l’Espagnol et même un podium à Hockenheim pour Piquet.
Désormais plus performantes que les BMW
Si la victoire d’Alonso à Singapour pouvait être associée à une série de circonstances favorables, sa domination sur le circuit du Mont-Fuji souffre peu de contestations. Pendant la course, seules les Ferrari ont roulé plus vite que les monoplaces de l’écurie française et Nelson Piquet s’est mis au diapason de son coéquipier, finissant son week-end au pied du podium. « Après notre début de saison difficile, je tiens à remercier tous les membres de l’équipe, s’est enthousiasmé Flavio Briatore. Nous avions dit que nous pouvions revenir au top et nous le confirmons aujourd’hui ! »
Le directeur technique de l’écurie Bob n’a plus peur de dévoiler son objectif pour la fin de saison : « Finir quatrième (au classement constructeurs) avec la troisième voiture la plus rapide. » « Je pense que nous sommes encore derrière Ferrari et McLaren en termes de performances pures mais d’un autre côté, nous avons pris l’avantage sur BMW », estime-t-il. Ce nouveau rapport de force a une explication assez simple : dans la foulée d’un Fernando Alonso toujours aussi décisif dans ses conseils, l’écurie n’a jamais voulu sacrifier cette saison et poursuivi le développement de la voiture tout au long du printemps et de l’été.
Un développement permanent
Fernando Alonso résume la démarche : « L’équipe a compris les problèmes que nous avions en début de saison et nous nous sommes concentrés dessus. » À l’inverse, Robert Kubica regrette que sa BMW n’a pas évolué depuis plusieurs mois. « S’ils avaient apporté autant d’améliorations à leur voiture que nous l’avons fait cette année, Kubica serait champion du monde », ont même glissé des ingénieurs chez Renault. Bob Bell se fait plus précis : « À chaque course, nous avons changé quelques pièces de la voiture. À Singapour, le nouvel aileron avant a fonctionné parfaitement et nous avons désormais une meilleure compréhension du châssis (...). L’étape décisive a été Barcelone où nous avons présenté une nouvelle carrosserie. »
L’un des résultats les plus visibles a été une meilleure gestion des trains de pneus en course : « Avec une voiture plus compétitive, les pilotes ont moins besoin de surconduire. La voiture glisse moins et l’usure des pneus est plus facile à contrôler. »
À deux courses de la fin de saison, la quatrième place du classement constructeurs semble promise à Renault qui compte seize points d’avance sur Toyota, son plus proche rival. Surtout, de nouvelles performances de pointe de la monoplace devraient définitivement convaincre Fernando Alonso, pilote parmi les plus convoités du plateau, d’honorer sa dernière année de contrat avec la marque au losange.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Largement distancées à la régulière lors de la première moitié de la saison, les Renault connaissent depuis le milieu de l’été une renaissance inespérée. Concrétisée par les victoires de Fernando Alonso à Singapour puis en Chine ces dernières semaines, elle est également visible sur plusieurs mois.
Sur les huit premières courses de l’année, le champion du monde 2005 et 2006 n’avait gratté que dix maigres points pendant que son coéquipier Nelson Piquet se contentait d’un butin de deux points. Depuis la Grande-Bretagne, la marque au losange est passée à la vitesse supérieure : 54 points glanés, deux victoires pour l’Espagnol et même un podium à Hockenheim pour Piquet.
Désormais plus performantes que les BMW
Si la victoire d’Alonso à Singapour pouvait être associée à une série de...