Les rencontres prévues entre les leaders chrétiens et entre le chef du Courant du futur et le ecrétaire général du Hezbollah continuent à défrayer la hronique et... à se faire attendre.
Après les propos du chef du courant des Marada, Sleimane Frangié, sur la réconciliation avec le chef des FL, qui semble compromise, parce que, selon lui, « les intentions de l’autre partie ne sont pas saines », de nombreuses personnalités politiques ont abordé hier ce thème, pour réclamer une accélération du processus et éviter qu’il ne se limite à des considérations électorales.
Le député Boutros Harb a ainsi estimé que la réconciliation est un objectif noble et qu’il faut éliminer les obstacles qui la retardent et les conditions qui l’entravent. « Il y a eu une blessure qui continue de saigner entre les Forces libanaises et les Kataëb, d’une part, et les Marada, de l’autre. Cette blessure, a poursuivi Harb, a nui aux chrétiens et à leur unité. Je suis donc de ceux qui appellent à la tenue de cette rencontre de réconciliation dans les plus brefs délais, en souhaitant que les protagonistes fassent preuve d’un sens national et d’un esprit de pardon, dans la pure tradition chrétienne. »
Boutros Harb a encore déclaré que la forme n’est pas importante. Ce qui compte, c’est que la rencontre ait lieu et que les deux parties aient vraiment l’intention d’ouvrir une nouvelle page. Le député considère que le fait qu’elle se produise à Baabda n’est pas une mauvaise chose, d’autant que, selon lui, le patriarche a donné sa bénédiction à l’ensemble du processus. Harb a enfin adressé un appel à « l’ami Sleimane Frangié et à l’ami Samir Geagea » pour qu’ils se voient dans les plus brefs délais.
De son côté, le vice-président de la Chambre Farid Makari a appelé à une réconciliation sincère et profonde, qui élimine les risques d’affrontements et ne se limite pas à des considérations électorales. Makari a ajouté que la réconciliation ne signifie pas la renonciation aux convictions politiques, mais que chacun a le droit d’avoir ses opinions et de les défendre dans le cadre d’un dialogue respectueux, sans craindre la menace des armes. Le vice-président de la Chambre a insisté sur l’importance de la réconciliation interchrétienne pour consolider, selon lui, les autres réconciliations qui se déroulent dans le pays. Makari a encore estimé qu’il ne faut pas exclure le patriarche maronite qui doit avoir un rôle de premier plan dans les réconciliations, soit en étant présent, soit en accordant sa bénédiction. « Tout comme, a-t-il ajouté, la réconciliation de Tripoli a eu lieu sous l’égide du mufti de la ville. »
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Après les propos du chef du courant des Marada, Sleimane Frangié, sur la réconciliation avec le chef des FL, qui semble compromise, parce que, selon lui, « les intentions de l’autre partie ne sont pas saines », de nombreuses personnalités politiques ont abordé hier ce thème, pour réclamer une accélération du processus et éviter qu’il ne se limite à des considérations électorales.
Le député Boutros Harb a ainsi estimé que la réconciliation est un objectif noble et qu’il faut éliminer les obstacles qui la retardent et les conditions qui l’entravent. « Il y a eu une blessure qui continue de saigner entre les Forces...