Mardi, des documents jusque-là classés confidentiels de la commission Agranat chargée d’enquêter sur le déclenchement et la manière dont fut menée par Israël la guerre du Kippour (6-24 octobre 1973) contre une coalition dirigée par la Syrie et l’Égypte ont été rendus public. Ces documents contiennent notamment le témoignage de l’ancien Premier ministre Ariel Sharon, dont les critiques ne sont pas sans rappeler celles émises à l’encontre de l’armée israélienne après la guerre de l’été 2006 contre le Hezbollah. Selon le Yediot Aharonot, Ariel Sharon, qui était à l’époque commandant d’une division blindée de réserve, a notamment critiqué, devant la commission Agranat, l’absence d’officiers de haut rang sur le terrain. « Le 8 (octobre), quand il y avait deux divisions sur le terrain… le commandant régional aurait dû être là, ou, au moins, son adjoint… quelqu’un pour coordonner les forces… beaucoup d’erreurs ont eu lieu car (ni l’un ni l’autre n’étaient là) », a-t-il déclaré. Durant la guerre de juillet 2006, de nombreux hauts responsables de l’armée israélienne avaient été durement critiqués pour être restés dans les centres de commandement à observer le déroulement du conflit sur des écrans de télévision au lieu d’être sur le terrain. Ariel Sharon a ajouté que les hauts responsables n’étaient pas intéressés par les comptes-rendus des subordonnés déployés sur le terrain et a déploré les problèmes de communication entre la hiérarchie militaire et le terrain. Résumant son propos, Ariel Sharon a déclaré qu’il avait eu l’impression qu’il n’y avait pas de « vision claire de ce qui se passait sur le terrain ».
Devant la commission Agranat, David Elazar, chef d’état-major de l’armée israélienne à l’époque, a, de son côté, critiqué le refus de Moshe Dayan d’appeler les réservistes. Selon l’ancien chef d’état-major, les problèmes allaient toutefois bien au-delà des hésitations de Dayan. Il indique notamment que deux divisions avaient reçu l’ordre de se déployer au Nord et au Sud afin d’empêcher toute infiltration ennemie en Israël. Sur le terrain, le déploiement ne s’était pas déroulé selon les plans.
Moshe Dayan a, pour sa part, déclaré à la commission que son refus d’appeler les réservistes était étayé par un rapport des services de renseignements qui lui avait été transmis cinq mois plus tôt. « Nous pensions que nos capacités, avec notre force aérienne, suffirait à tenir (l’ennemi) à distance », a déclaré Dayan.
Mardi, des documents jusque-là classés confidentiels de la commission Agranat chargée d’enquêter sur le déclenchement et la manière dont fut menée par Israël la guerre du Kippour (6-24 octobre 1973) contre une coalition dirigée par la Syrie et l’Égypte ont été rendus public. Ces documents contiennent notamment le témoignage de l’ancien Premier ministre Ariel Sharon, dont les critiques ne sont pas sans rappeler celles émises à l’encontre de l’armée israélienne après la guerre de l’été 2006 contre le Hezbollah. Selon le Yediot Aharonot, Ariel Sharon, qui était à l’époque commandant d’une division blindée de réserve, a notamment critiqué, devant la commission Agranat, l’absence d’officiers de haut rang sur le terrain. « Le 8 (octobre), quand il y avait deux divisions sur le terrain… le...
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