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Actualités - Chronologie

Aoun s’en prend violemment à Siniora

Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, a abordé hier, dans une conférence de presse, les sujets politiques de l’heure, s’étendant surtout sur le vote de la loi électorale et déplorant que certains des amendements ou des réformes proposées n’aient pas été votés par la Chambre. Il s’en est pris aussi en termes par moments virulents au Premier ministre, l’accusant de « sectarisme » et de « détournement de fonds ». Au sujet de la loi électorale, le chef du CPL a déploré que l’abaissement de l’âge de vote à 18 ans n’ait pas été voté, que les militaires aient été tenus à l’égard du scrutin et que les Libanais de l’étranger soient empêchés de voter. Sur l’empêchement fait aux militaires de voter, le général Aoun a estimé que les arguments invoqués – tenir l’armée à distance de la politique – ne tiennent pas. Le militaire, a-t-il fait valoir, fait partie d’un environnement humain bien précis, et il est absurde de l’en abstraire. Du point de vue civique, a-t-il ajouté, « il est plus conscient de ses devoirs que beaucoup ». L’empêchement fait aux émigrés détenteurs de la carte d’identité libanaise d’exercer leur droit de vote a également été « un grand choc » pour le général Aoun, qui espérait que ces derniers n’auraient pas à attendre le prochain scrutin, prévu pour 2013. Sur un autre plan, Michel Aoun a fustigé « une certaine presse qui publie des nouvelles sans les vérifier », soulignant que les permutations administratives au sein du CPL sont tout à fait normales et que « c’est aux personnes concernées de s’exprimer quand elles se produisent, et non à des journalistes d’en faire des nouvelles à sensation ». Au sujet du vote des femmes, la position du général Aoun a été nuancée. Il a jugé qu’un quota féminin à la Chambre ne rend pas justice à la place de la femme. S’il fallait retenir le critère d’égalité dans toute sa rigueur, a-t-il estimé, il faudrait exiger que la Chambre soit composée à moitié de femmes. Mais le député du Kesrouan a créé la surprise en affirmant que « le grand scandale » a été le rejet du projet de loi électorale prévoyant l’adoption de la proportionnelle. « C’est la majorité qui a fait échec à ce projet », a affirmé le chef du CPL, qui semblait avoir oublié les dispositions de l’accord de Doha. Au sujet des réconciliations interchrétiennes, le général Aoun a affirmé n’avoir de problèmes avec personne, et surtout pas avec Samir Geagea, auquel il a rendu visite, rappelle-t-on, dès son retour de France (mai 2005), alors qu’il se trouvait toujours en prison, pour lui affirmer que « le passé est révolu ». Il a toutefois réclamé des excuses de Mme Nayla Moawad qui, a-t-il affirmé, lui a fait assumer une part de responsabilité dans l’assassinat de son époux, le président René Moawad. Le général Aoun a enfin reproché au patriarche Sfeir d’avoir tenu, à Baabda, des propos prêtant à confusion en affirmant que « toutes les parties se sont dérobées quand il s’est agi de la réconciliation ». Michel Aoun a rappelé qu’il avait signé sans même les lire le texte du pacte d’honneur de Bkerké et les constantes du siège patriarcal élaborées par une commission d’évêques.
Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, a abordé hier, dans une conférence de presse, les sujets politiques de l’heure, s’étendant surtout sur le vote de la loi électorale et déplorant que certains des amendements ou des réformes proposées n’aient pas été votés par la Chambre. Il s’en est pris aussi en termes par moments virulents au Premier ministre, l’accusant de « sectarisme » et de « détournement de fonds ».
Au sujet de la loi électorale, le chef du CPL a déploré que l’abaissement de l’âge de vote à 18 ans n’ait pas été voté, que les militaires aient été tenus à l’égard du scrutin et que les Libanais de l’étranger soient empêchés de voter.
Sur l’empêchement fait aux militaires de voter, le général Aoun a estimé que les arguments invoqués – tenir...