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Les FL et Murr scellent leur rapprochement

Les Forces libanaises et l’ancien vice-président du Conseil Michel Murr ont scellé hier leur rapprochement à la suite des excuses publiques formulées par le chef des FL, Samir Geagea. Mais M. Murr continue d’entretenir le suspense sur les alliances électorales dans le Metn. Une délégation des Forces libanaises, formée des deux députés de Bécharré, Sethrida Geagea et Élie Keyrouz, ainsi que M. Eddy Abillamaa, membre du conseil exécutif des FL, a rendu visite à M. Murr dans ses bureaux de Amaret Chalhoub. Mme Geagea a déclaré à l’issue de la rencontre que les discussions avaient porté sur trois thèmes qui font l’objet de convergences de vues entre les FL et M. Murr, « d’abord, le rôle de la présidence de la République et son importance dans le contexte actuel puis celui de l’armée, qui doit se déployer sur l’ensemble du territoire libanais, et troisièmement, notre vision de l’État libanais, de son édification et de son avenir ». Elle a indiqué que la question des alliances électorales n’avait pas été abordée. « Nous attendrons février prochain, comme dit M. Murr », a-t-elle ajouté. « La visite était très positive. La semaine dernière, à la suite de la messe pour les martyrs FL, M. Murr avait tenu des propos relatifs aux thèmes que j’évoquais », a-t-elle rappelé, précisant que la délégation FL était venue consacrer la convergence de vues avec M. Murr sur ces questions. À la question de savoir si la rencontre entrait dans le cadre des réconciliations, Mme Geagea a déclaré : « Personnellement, je suis réconciliée avec M. Murr depuis plus de 20 ans. Les liens entre lui et Samir Geagea ont 25 ans d’âge. Nous en avons discuté et nous nous sommes rappelés combien les rapports étaient bons. Quant aux souvenirs amers, nous les avons ignorés parce qu’ils sont derrière nous. » Pour sa part, M. Murr a indiqué avoir évoqué avec ses interlocuteurs FL la question des agressions contre l’armée. « Celle-ci représente pour nous l’espoir et le salut contre le terrorisme. C’est l’armée qui protège la nation de tous nos problèmes d’insécurité », a-t-il dit. « Le deuxième volet des discussions touchait aux réconciliations qui ont lieu sur la scène libanaise. En ce qui me concerne, j’avais précisé il y a une semaine que mon problème avec les Forces libanaises était terminé. Voilà pourquoi j’estime que je ne suis pas concerné par les réconciliations. C’est d’abord l’affaire de Bkerké. Puis il faut que toute personne ayant un problème avec une autre œuvre à le résoudre. Chez moi, il n’y en a plus depuis que M. Geagea s’est excusé publiquement. C’est du passé. Je suis à présent pour tout ce qui peut faciliter la réconciliation. Si Bkerké a besoin de nous, nous serons prêts à l’aider. Mais il faut considérer qu’il n’y a plus de problème entre les FL et Michel Murr », a-t-il ajouté. Prié de dire si ce rapprochement avec les FL entraînerait un froid avec le général Michel Aoun, M. Murr a répondu : « Il n’y a pas de froid avec le général. Nous nous sommes vus au Parlement et nous étions d’accord entre nous sur la loi électorale. Je répète que ma relation avec le général Aoun est sentimentale et le restera. Mais je ne parlerai pas des élections avant février prochain. » Les cas Gharios et Chamoun À la question de savoir si les sentiments pouvaient avoir une traduction politique, le député du Metn a éludé la réponse : « Veut-on que cette relation cesse d’être sentimentale ? »  Interrogé sur les menaces du général Aoun de se retirer du dialogue en raison de la question de la candidature des présidents de conseils municipaux aux législatives, M. Murr a indiqué qu’il avait lui-même contribué avec le président de la Chambre au compromis qui a été trouvé à ce sujet et que le général Aoun était d’accord sur ce compromis. En vertu de ce compromis, seuls pourront démissionner six mois avant les élections les présidents de municipalité ordinaires, mais ni ceux des villes et chefs-lieux de cazas et de mohafazats, ni les présidents des fédérations de municipalités. À la question de savoir si l’attitude du général Aoun était motivée par les éventuelles candidatures d’Edmond Gharios (président du conseil municipal de Chiyah) et du chef du PNL, Dory Chamoun (Deir el-Qamar), M. Murr a dit : « Tout d’abord, Mony Gharios est mon gendre et il n’a aucun problème avec le général, d’autant qu’il lui avait donné ses voix précédemment. Maintenant, si l’on reproche quelque chose à Michel Murr, ce n’est pas à Edmond Gharios d’en payer le prix. Quant à Dory Chamoun, je ne sais pas quel problème se pose avec lui. En tout cas, s’il n’est pas lui-même candidat, il peut présenter son fils. » Niant toute référence aux élections lors d’un récent entretien entre les ministres Élias Murr et Gebran Bassil, M. Murr a aussi démenti l’existence d’une médiation arménienne en vue d’un renouvellement de son alliance avec le CPL. « Il y a seulement des points de vue qui sont échangés », a-t-il dit, rappelant que son alliance avec les Arméniens date de février 1960 et qu’elle « se poursuit ».
Les Forces libanaises et l’ancien vice-président du Conseil Michel Murr ont scellé hier leur rapprochement à la suite des excuses publiques formulées par le chef des FL, Samir Geagea. Mais M. Murr continue d’entretenir le suspense sur les alliances électorales dans le Metn.
Une délégation des Forces libanaises, formée des deux députés de Bécharré, Sethrida Geagea et Élie Keyrouz, ainsi que M. Eddy Abillamaa, membre du conseil exécutif des FL, a rendu visite à M. Murr dans ses bureaux de Amaret Chalhoub.
Mme Geagea a déclaré à l’issue de la rencontre que les discussions avaient porté sur trois thèmes qui font l’objet de convergences de vues entre les FL et M. Murr, « d’abord, le rôle de la présidence de la République et son importance dans le contexte actuel puis celui de l’armée, qui doit se...