Najjar déplore le manque de réformes
dans la loi électorale
le 27 septembre 2008 à 00h00
L’adoption du projet de loi électorale par la commission de l’Administration et de la Justice et la perspective de sa discussion au Parlement ont suscité diverses réactions hier.
Le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, a déploré que « les longues séances de débat au sein de la commission de l’Administration et de la Justice n’aient pas abouti à une réforme véritable ». « Certaines réformes très importantes n’ont pas été prises en considération, comme celle du vote des Libanais de l’étranger, dont l’application a été reportée aux élections prochaines ; or personne ne sait ce qui adviendra d’ici à quatre ans », a-t-il ajouté.
Bien qu’il se déclare non favorable au scrutin proportionnel, M. Najjar a estimé que « cette question aurait pu être discutée plus longuement », soulignant toutefois que la gestion du débat par la commission a été « très bonne ». Enfin, pour ce qui est du droit des présidents de municipalité à présenter leur candidature même s’ils n’ont pas démissionné deux ans avant l’échéance, le juriste a considéré que cette question est « politique par excellence ».
Le bureau du parti Kataëb aux États-Unis a critiqué le report du vote des Libanais de l’étranger à l’élection de 2013, assurant que sept mois auraient suffi à mettre en place les mécanismes nécessaires, citant plusieurs juristes et responsables.
La Campagne civile pour la réforme électorale a tenu hier une conférence de presse pour annoncer sa position sur le projet de loi. Le directeur de l’ONG « La Fassad », Khalil Gebara, a critiqué la non-adoption du principe de scrutin proportionnel. Il a reproché aux députés d’avoir ignoré le principe de l’abaissement de l’âge de vote et du quota féminin, soulignant le pas positif de la réglementation des dépenses électorales, entre autres.
Toujours au cours de la même conférence de presse, le secrétaire général de l’Association libanaise pour des élections démocratiques, Ziad Abdel Samad, a exprimé la satisfaction de la Campagne civile quant aux réformes incluses dans le projet de loi, les considérant comme un pas vers le résultat tant convoité. Il a insisté sur la nécessité que la campagne poursuive son travail pour garantir plus de réformes à l’avenir.
L’adoption du projet de loi électorale par la commission de l’Administration et de la Justice et la perspective de sa discussion au Parlement ont suscité diverses réactions hier.
Le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, a déploré que « les longues séances de débat au sein de la commission de l’Administration et de la Justice n’aient pas abouti à une réforme véritable ». « Certaines réformes très importantes n’ont pas été prises en considération, comme celle du vote des Libanais de l’étranger, dont l’application a été reportée aux élections prochaines ; or personne ne sait ce qui adviendra d’ici à quatre ans », a-t-il ajouté.
Bien qu’il se déclare non favorable au scrutin proportionnel, M. Najjar a estimé que « cette question aurait pu être discutée plus longuement »,...
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