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Actualités - Opinion

Dans les coulisses de la diplomatie Et les armes ? de Khalil Fleyhane

La décision du président de la Chambre, Nabih Berry, et du chef du Courant du futur de faire enlever les portraits de tous les dirigeants, ainsi que les affiches politiques, a été généralement bien accueillie dans les milieux politiques. Il n’en demeure pas moins qu’elle a aussi suscité un certain scepticisme. De sources partisanes, mais aussi de sources diplomatiques, on a estimé que l’accord Berry-Hariri reste fragile et qu’il risque de s’effondrer tant que les armes restent aux mains des différents courants politiques. Pour ces sources, il est vrai que les portraits de leaders et les slogans politiques ont toujours été une source de frictions et même, par moments, d’affrontements armés, et que leur disparition favorisera une détente dans certains quartiers, mais il est tout aussi vrai qu’ils ne constituaient pas le seul mobile pour le port et l’utilisation des armes. La série de réunions que M. Hariri a tenues avec des figures de l’opposition a jusque-là permis une détente au niveau des rapports sunnito-chiites, mais de mêmes sources, on s’interroge sur le point de savoir si la rencontre de Aïn el-Tiné est fondée sur une base solide susceptible d’empêcher une répétition des affrontements dans des quartiers mixtes à Beyrouth ou dans la Békaa. De l’avis de ces sources, l’ouverture de M. Hariri sur l’opposition reste insuffisante tant qu’elle ne s’étend pas au chef du CPL, le général Michel Aoun, et au chef des Marada, Sleiman Frangié.
La décision du président de la Chambre, Nabih Berry, et du chef du Courant du futur de faire enlever les portraits de tous les dirigeants, ainsi que les affiches politiques, a été généralement bien accueillie dans les milieux politiques. Il n’en demeure pas moins qu’elle a aussi suscité un certain scepticisme.
De sources partisanes, mais aussi de sources diplomatiques, on a estimé que l’accord Berry-Hariri reste fragile et qu’il risque de s’effondrer tant que les armes restent aux mains des différents courants politiques. Pour ces sources, il est vrai que les portraits de leaders et les slogans politiques ont toujours été une source de frictions et même, par moments, d’affrontements armés, et que leur disparition favorisera une détente dans certains quartiers, mais il est tout aussi vrai qu’ils ne...