Séisme
Srifa : des maisons en danger d’effondrement
Le nom du village de Srifa (caza de Tyr) avait fait la une des journaux durant plusieurs semaines en été, en raison des séismes à répétition qui ont gravement atteint ce village, dont les demeures étaient déjà ébranlées par les bombardements de la guerre de juillet 2006. Depuis, le village est retombé dans l’oubli, très injustement d’ailleurs, comme le souligne le président du conseil municipal Ali Eid. Celui-ci a affirmé hier que « des maisons fissurées par les séismes successifs sont menacées d’effondrement aux portes de l’hiver ». Il a ajouté que « les rapports des ingénieurs du Haut Comité de secours et d’autres, qui ont examiné les bâtisses endommagées, ont recommandé qu’elles soient évacuées en raison du risque d’effondrement ». M. Eid n’a pas ménagé le gouvernement qu’il a accusé « de ne pas lever le petit doigt pour payer les indemnités nécessaires à la réparation ».
Justice
Sayyed refuse que l’affaire des quatre officiers soit discutée lors du dialogue
L’ancien directeur de la Sûreté générale, Jamil Sayyed, détenu à la prison de Roumieh dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri, s’est déclaré opposé au fait que l’ordre du jour du dialogue national organisé à l’initiative du président Michel Sleiman englobe l’affaire des quatre officiers mis aux arrêts dans le cadre de l’enquête en question (M. Sayyed lui-même ainsi que les généraux Raymond Azar, Ali el-Hajj et Moustapha Hamdane).
Dans un communiqué de presse, Jamil Sayyed a rejeté la proposition de certains responsables politiques sur ce plan, affirmant qu’une telle initiative risquerait de rendre l’affaire des quatre officiers tributaire des compromissions politiques. Il a, d’autre part, refusé que le sort des officiers soit lié à celui des fondamentalistes poursuivis pour terrorisme.
Le juge Hajj examine la scène du crime à Bayssour
Le juge d’instruction militaire, Samih el-Hajj, s’est rendu hier à Bayssour où il a effectué un second examen de la scène du crime, dans le cadre de l’affaire Saleh Aridi, assassiné la semaine dernière dans un attentat à la voiture piégée.
L’enquêteur militaire recevra au début de la semaine prochaine le rapport de l’expert en explosifs. De même, les dépositions des témoins continuent à être entendues sous la supervision du magistrat Hajj.
Rappelons que le Conseil des ministres avait décidé jeudi de déférer l’affaire de Saleh Aridi devant la Cour de Justice.
Un homme poignardé à Tarik Jdidé
Plusieurs incidents ont secoué hier différentes régions. Le plus grave a eu lieu à Tarik Jdidé (Beyrouth) où trois ressortissants syriens, Mohammad Hassan Remmo, Ahmad Mohammad Remmo et Ahmad Abdel Salam Cheikh Ali, ont poignardé, vers minuit, le Libanais Mohammad Yehia Farchoukh, qui a été atteint à la poitrine. La victime ayant été transportée à l’hôpital des Makassed, quinze membres de sa famille ont battu les trois Syriens en représailles.
Dans le camp palestinien de Aïn el-Héloué, une explosion a retenti vers 2h30 dans la nuit de jeudi à vendredi devant la demeure de Toufic Eid, dont l’un des fils, Hassan, est accusé d’être à l’origine du meurtre de Issam Biqa’i, un membre de Jund ech-Cham, le 15 septembre.
Enfin, à Adonis, des individus armés en cagoule ont volé la Mercedes de Roula Abi Rached, qui était garée devant son immeuble. Un voisin a tenté d’arrêter les voleurs en tirant des coups de feu dans leur direction, mais n’a pas réussi pour autant à empêcher leur fuite à bord de la voiture volée.
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