L’incident de Bsarma (Koura), au cours duquel des violences entre des membres des Forces libanaises (FL) et des Marada ont fait deux tués et trois blessés, continue de susciter de nombreuses réactions. D’un point de vue juridique, le procureur général de la République près la Cour de cassation, le juge Saïd Mirza, a tenu hier une réunion avec le commissaire du gouvernement près le parquet militaire, le juge Jean Fahed, le responsable de la région du Nord au sein des Forces de sécurité intérieure (FSI), le général Georges Wehbé, ainsi que d’autres responsables sécuritaires du Nord. Un point a été fait sur la question et le général Wehbé a été chargé du suivi.
Par ailleurs, des « sources bien informées » ont affirmé à l’agence al-Markazia que « selon le rapport médical, le tué des FL, Pierre Ishak, a été atteint de sept balles dans le dos qui sont ressorties par l’estomac, alors qu’il s’est avéré que le tué des Marada, Youssef Frangié, a été atteint d’une seule balle qui a pénétré au niveau de son flanc droit et a poursuivi son chemin vers ses poumons pour ressortir du côté gauche ».
Pour ce qui est des réactions politiques, le ministre du Tourisme, Élie Marouni, a assuré qu’il y avait une entente parfaite entre le Premier ministre et les ministres sur la nécessité de prendre une décision ferme accordant à l’armée le soutien politique nécessaire pour mettre un terme à ces dérapages sécuritaires.
Le ministre des Télécommunications, Gebran Bassil, a estimé pour sa part que la sécurité et la justice ne devraient pas être politisées. Pour lui, la justice est, depuis l’incident de Bsarma, face à un nouveau défi parce qu’elle devrait trancher rapidement, les protagonistes et les faits étant connus. Quant aux services de sécurité, « il ne faudrait pas qu’ils soient inféodés à un camp », a-t-il ajouté.
Le Parti national libéral (PNL), réuni sous la présidence de Dory Chamoun, a fortement condamné l’incident au cours duquel « des victimes sont tombées sans raison ». Le parti a appelé les deux formations politiques en question à ne pas recourir à l’escalade ni à la violence, et insisté sur le fait qu’il n’y a pas de raison que la justice ne révèle pas toute la vérité sur cet incident.
Le député Nehmé Tohmé a souligné la nécessité de « renforcer le processus de paix civile et poursuivre les réconciliations civiles entre les Libanais parce qu’elles sont le seul moyen d’éviter les conflits internes et les dissensions ».
Le député d’Amal Ali Bazzi a rendu hommage aux réconciliations entre les Libanais, exprimant l’espoir que dans les prochains jours, il y ait une réconciliation en profondeur entre les leaders.
Le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a appelé « le commandement de l’armée et les FSI à mettre un terme à la dégradation de la situation sécuritaire » et à « arrêter tous ceux qui portent atteinte à la sécurité nationale ».
L’ancien député Farid Haïkal el-Khazen a considéré hier que les événements de Bsarma viennent prouver que « les chrétiens ne peuvent aspirer à être une soupape de sécurité qu’en rejetant les conflits armés entre eux et le langage des éliminations physiques ».
Enfin, le fondateur du Rassemblement pour l’identité et la souveraineté, l’ancien ministre Youssef Salamé, a déploré que la quète du pouvoir divise ceux qui, en principe, devraient partager les mêmes inquiétudes existentielles et le même destin, appelant les maronites en particulier à revenir à leur conscience et à assumer leurs responsabilités.
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Par ailleurs, des « sources bien informées » ont affirmé à l’agence al-Markazia que « selon le rapport médical, le tué des FL, Pierre...