Le Conseil des ministres s’est tenu hier sous la présidence de Fouad Siniora, qui a tenu à mettre en relief l’importance du dialogue et des réconciliations en cours dans le pays. Les ministres, eux, ont longuement débattu de la responsabilité des politiciens dans la préservation de la paix civile puisqu’il leur appartient de ne pas inciter les citoyens à la violence.
« La réconciliation qui a eu lieu à Tripoli est un début. Elle nous permettra d’aller vers d’autres réconciliations » car « il n’y a d’autre solution que le dialogue », a affirmé d’emblée le Premier ministre Fouad Siniora lors du Conseil des ministres qui s’est tenu hier à 11h30 au Sérail. Étaient toutefois absents les ministres de la Jeunesse et des Sports, Talal Arslane, de l’Agriculture, Élias Skaff, et le ministre d’État Ali Kanso.
« Le Liban est entré, depuis l’accord de Doha, dans une nouvelle phase et tout le monde a accepté le fait que ce qui prévalait avant Doha n’est plus de mise aujourd’hui. Nous sommes en train de bâtir notre unité nationale sur des bases solides, et ce gouvernement est celui de tout le Liban. Nous nous employons à traiter l’ensemble des problèmes de notre pays avec une nouvelle approche, un nouvel esprit. Le dialogue, relancé par le président de la République Michel Sleiman mardi dernier, est une initiative louable qui permet de poursuivre l’application de l’accord de Doha », a souligné Fouad Siniora.
« Seul le dialogue pourra résoudre nos problèmes (…) et sera en mesure de limiter les divergences (…) Il faut que le dialogue puisse s’étendre à tous les domaines de notre vie nationale et à tous les niveaux », a-t-il poursuivi.
(Il convient de souligner dans ce contexte qu’une rencontre entre les députés Saad Hariri et Walid Joumblatt a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi).
Le Premier ministre a relevé que certaines parties se sentent « lésées » par cet esprit de « franchise et de réconciliation », et « la multiplication des incidents sécuritaires prouve cela ». Partant de là, seule la justice doit pouvoir trancher les conflits et il faut que « les services de sécurité se chargent de calmer les tensions et préserver la sécurité », a-t-il en outre relevé.
Fouad Siniora a ensuite informé les ministres de la teneur de la lettre qui lui a été adressée par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et dans laquelle ce dernier lui assure qu’il multiplie les efforts afin que la résolution 1701 soit entièrement appliquée, notamment en ce qui concerne les fermes de Chebaa et le village de Ghajar.
Les ministres ont ensuite axé leurs discussions sur deux rapports fournis par les ministres de l’Intérieur et de la Défense sur la situation sécuritaire dans le pays, et plus spécifiquement dans la région nord, notamment après les incidents du Koura. Ils ont mis l’accent sur la responsabilité des « forces politiques dans la sauvegarde de la paix civile (…) et le rôle qui leur est imparti car il leur appartient de calmer les esprits et de mettre un terme aux provocations » et autres incitations à la violence. « Cette responsabilité est primordiale, elle est une condition nécessaire pour le succès de toutes les mesures sécuritaires et judiciaires requises », comme l’a indiqué le ministre de l’Information, Tarek Mitri, lors de sa lecture du procès-verbal de la séance.
Sur un autre plan, le ministre des Finances a effectué une rapide présentation de la situation financière mondiale et de son impact éventuel sur le Liban, un impact « heureusement très limité », a souligné Tarek Mitri. « Le Conseil des ministres a également décidé de déférer l’affaire de l’assassinat de Saleh Aridi devant la Cour de justice », a poursuivi M. Mitri.
Le dossier de l’électricité – notamment en ce qui concerne le principe de l’égalité de l’approvisionnement – a en outre été longuement discuté, a confié le ministre de l’Information, et « il a été décidé qu’il fallait tenir compte de la situation particulière de Beyrouth, cette ville étant la capitale où la densité démographique est élevée. Les plus importantes institutions financières y sont installées », même si « des décisions plus précises sont du ressort du ministre de l’Énergie et de l’Eau ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Conseil des ministres s’est tenu hier sous la présidence de Fouad Siniora, qui a tenu à mettre en relief l’importance du dialogue et des réconciliations en cours dans le pays. Les ministres, eux, ont longuement débattu de la responsabilité des politiciens dans la préservation de la paix civile puisqu’il leur appartient de ne pas inciter les citoyens à la violence.
« La réconciliation qui a eu lieu à Tripoli est un début. Elle nous permettra d’aller vers d’autres réconciliations » car « il n’y a d’autre solution que le dialogue », a affirmé d’emblée le Premier ministre Fouad Siniora lors du Conseil des ministres qui s’est tenu hier à 11h30 au Sérail. Étaient toutefois absents les ministres de la Jeunesse et des Sports, Talal Arslane, de l’Agriculture, Élias Skaff, et le ministre d’État Ali...